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Les hommes politiques se laissent rarement guider par le principe de réalité, même lorsqu’ils s’engouffrent dans des projets mal ficelés, imbéciles, inutiles, aberrants…, ils préfèrent poursuivre dans la mauvaise voie, un jusqu’auboutisme irresponsable. Les raisons de cet entêtement sont généralement idéologiques, d’autant qu’ils sont persuadés d’avoir raison même lorsque la folie du pouvoir les rend aveugle. Et ce d’autant qu’ils ne sont pas responsables devant la nation des dépenses pharaoniques qu’ils engagent : les déficits sont reportés année après année sur les futures générations.

Ainsi en est-il du maire socialiste de la ville de Paris gagné par l’idéolib’ pour défendre son projet incongru d’auto partagée. Un projet mal ficelé, imbécile, inutile, aberrant… dans une capitale qu’il a transformé en embouteillages permanents avec un plan de circulation kafkaïen. Comment peut-on tuer la voiture et en mettre 3 000 supplémentaires en circulation ? En se gargarisant d’écologie bien sûr ! Là encore un point de vue idéolib’ qui ne tient pas compte du principe de réalité.

Poussés par une réglementation de plus en plus contraignante et par la hausse du prix du baril de pétrole, les constructeurs continuent à faire des prouesses avec des moteurs hybrides ou thermiques de moins en moins gourmands, de moins en moins polluants. Résultats, une grosse moitié des voitures neuves émettent moins de 120 g de CO2/km et près de 60 modèles proposés l’année dernière émettent moins de 100 g de CO2/km selon l’Ademe.

Des modèles récents de puissance et de formats différents témoignent de la volonté des constructeurs à s’engager : 81 g de CO2/km pour la Smart ForTwo, 99 g de CO2/km pour la Skodia Fabia Greenline, 115 g de CO2/km pour la Renault Scénic, la VW Passat Bluemotion, la Peugeot 508 HDI…, 117 g de CO2/km pour la Mercedes 220 CDI, 125 g de CO2/km pour la BMW 320d… Ces mêmes constructeurs investissement en R&D pour atteindre 70 g de CO2/km à l’horizon 2025, une exigence de l’Union Européenne. Aux Etats-Unis, des chercheurs dans la Silicon Valley préparent le futur moteur à combustion qui, dans 15 ou 20 ans, sera encore plus performant, plus économe et dont l’impact sur l’environnement sera plus faible que celui d’un moteur électrique.  

Malgré la propagande socialiste, les 3 000 voitures électriques du maire parisien, son nouveau jouet, ne seront en effet pas exemptes d’empreinte écologique nulle (il faut produire l’électricité) et surtout, leur fiabilité économique est très largement remise en cause. Une étude, contestée par l’édile, projette qu’il faudra 200 000 abonnés et une utilisation de 7 heures par jour et par véhicule pour rentabiliser les 200 millions d’euros d’investissements. Sans parler de l’entretien d’un tel parc en libre-service : JC Decaux en sait quelque chose avec le vandalisme quotidien des Vélib’ ; le groupe Bolloré qui a signé avec la mairie pour Autolib’ va vite déchanter. Les contribuables parisiens aussi qui devront débourser plusieurs millions d’euros, sans même jamais prendre le volant de cette aberration municipale…  

Tag(s) : #Objets

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