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Paris, le désamour

Les Britanniques semblent avoir perdu tout bon sens avec cet interminable Brexit qui les déchirent (et nous fatiguent), ils n’en restent pas moins pragmatiques et critiques (pour ne pas dire acides) quand il faut. 

 

La presse du monde entier a repris, en écho amplifié, un récent article de The Gardian, qui sous le titre « Paris Poubelle » (en français dans le texte), dénonce l’incroyable saleté d’une capitale qui se targue d’être la ville des lumières et de l’amour, alors qu’elle est un vaste dépotoir où les rues sont éventrées, percluses de tranchées, d’ornières et de nids de poules, les trottoirs jonchés de déchets où les rats cohabitent avec les campements de migrants. Sans parler d’un mobilier urbain hideux et disparate, des cimetières de vélos et de trottinettes, des transports en commun engorgés, d’un plan de circulation ubuesque dont l’objectif est d’empêcher le libre déplacement des personnes et des successions de manifestations où des hordes sauvages de syndiqués et de gilets jaunes brament et cassent pour revendiquer leur droit « démocratique » de défendre leurs égoïsmes. Et j’oubliais l’affichage sauvage des indélicats, les graffitis des analphabètes de l’art et les grotesques jardinets à bobos autour des arbres pour faire « nature » qui sont autant de chiottes à chiens et de pédiluves terreux à herbes moches et papiers gras… 

 

La responsabilité de ce désastre incombe en première ligne à la socialo-pseudo-écolo Hidalgo qui défigure Paris depuis trop longtemps, mais aussi à l’Etat qui lui a lâché trop de lest et bien sûr aux Parisiens eux-mêmes. La Hidalgo n’aime pas les Parisiens, la chose est entendue, mais les Parisiens n’aiment pas leur ville. Leurs incivilités sont criantes et choquantes. Les visiteurs étrangers, encore nombreux, s’en plaignent, ils viennent visiter Paris pour son attractivité historique à forte valeur ajoutée émotionnelle et culturelle, mais jusqu’à quand ? La concurrence est grande aujourd’hui et Paris n’a pas le monopole de la désirabilité. 

 

Certes, la capitale française est encore le point névralgique de la mode et du luxe mondial, un cœur vibrant où bat la création. Des marques du monde entier souhaitent installer une boutique à Paris, des nouveaux palaces vont ouvrir leurs portes en 2020 et 2021 (Cheval Blanc à la Samaritaine, Bulgari avenue George-V…), des entreprises investissent dans la culture (Fondation Pinault à la Bourse du Commerce), mais jusqu’à quand ?  

 

Paris est la ville la plus sale d’Europe, Paris n’est plus un ville cool, Paris n’est plus une love brand, Paris est un enfer pour les Parisiens qui ne se comportent pas comme des cons de Parisiens, Paris est une déception pour les visiteurs exigeants. Et ce ne sont pas les JO (future catastrophe économique) qui vont améliorer le déficit d’images d’une ville qui a perdu la fierté d’être le centre du monde, une ville qui attend de se reconstruire sans morgue, sans poubelles pleines, sans Hidalgo…

 

 

Photos : D.R. 

Tag(s) : #Ainsi va le monde

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