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Si la dictature écolo ne va pas sauver la planète mais peut-être tuer l’Homme par un excès d’interdits tatillons, elle peut l’inviter à retourner aux joies de la cueillette. C’est du moins ce que croient les amateurs de « glamping », comprenez de « camping glamour ».

Rien à voir avec l’éclosion des tentes Deux Secondes de Decathlon dans nos cités, petites maisons de toiles habitées par des SDF en mal de logements. Rien à voir non plus avec le camping des Flots bleus à Arcachon, cadre burlesque pour la comédie bien nommée « Camping » de Fabien Onteniente. Non, je parle ici de la dernière folie bobo et cadre sup’, une classe gauchie par le développement durable qui s’entiche de l’hôtellerie de plein air… Selon une étude StrategyOne, 36% des clients des campings seraient d’origine CSP +, ils fréquentent les 3 ou 4 étoiles évidemment qui disposent du confort maximal et d’un cadre choisi : le camping collectif oui, la promiscuité populaire non.

Au-delà de cette offre, l’écologie qui plante son ver(t) partout, inspire des camps de bois et toile recyclée pour des cabanes naturelles et des huttes brutes dont l’empreinte carbone est réduite au seul gaz des insectes qui s’égayent dans les arbres et les graminées folles. Car bien entendu, ce « glamping » jouit d’une belle nature sauvage et protégée. Et maîtrisée. Les hébergements écologiques, pardon écolochics, impliquent un environnement qui a l’air naturel grâce à un ordonnancement à la Disney et à proximité d’un magasin Naturalia ou Biocoop, d’un petit marché d’agriculture raisonnée ou de champs ouverts à la cueillette… Bref toutes les commodités urbaines pour retrouver les sensations de l’Homme originel, glam’ et apprivoisé.

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Photo : Huttopia

 

Tag(s) : #People

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