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La presse a fait un large écho au dernier film de Steven Spielberg qui, avec 100 millions de dollars d’investissements marketing, a trouvé des relais bienveillants pour parler de sa passion enfantine pour le petit reporter belge.

Ce film en 3D est évidemment spectaculaire et on ne peut que se réjouir des images ébouriffantes qui tiennent le spectateur en haleine et son brushing en pétard. Le réalisateur a pris des libertés avec son héros embarqué dans une tornade d’événements enthousiasmants et c’est tant mieux. A cela s’ajoute, le parti pris contemporain du ton et de l’image, ce film est en effet une œuvre à part entière qui ne flirte pas avec la langueur (et longueur) « vintage » qui nous escagasse le regard et l’esprit depuis trop longtemps maintenant. Nous sommes loin, très loin de la version de 1961 réalisée par Jean-Jacques Vierne avec Jean-Pierre Talbot en Tintin et Georges Wilson en Capitaine Haddock. Reste que les deux films ont chacun leur singularité et il ne s’agit nullement de les comparer, avec pourtant un charme indéniable pour la version 1961 qui nous émeut pour la nostalgie qu'elle dégage.

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Ce qui dérange dans la version Spielbergienne, c’est le choix esthétique du film dû au procédé de « performance capture » (in English dans le texte) qui mélange images réelles et images d’animation : tout cela est trop léché et tout semble être recouvert d’une gelée lissante et brillante. Une « Jelly » (in English…) qui enveloppe les acteurs totalement méconnaissables derrière leur maquillage et leurs vêtements qui ont été entièrement redessinés par des ordinateurs.

Tout cela est typique de la tendance du cinéma d’action actuel qui doit ressembler à des jeux vidéo. D’ailleurs, le Tintin de Spielberg a évidemment son jeu officiel réalisé par Ubisoft et présenté au moment de la sortie du film. Un parfait exemple du courant movie-game qui séduit les grands studios dont les films sont l’alibi à des extensions Entertainment : peut-on encore parler de cinéma ?

 

Photos : D.R. 

Tag(s) : #Objets

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