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Parfois la presse a un mal certain à vendre son papier imprimé et les rédactions sont (souvent) prêtes à tout pour héler le badaud qui s’égare nonchalant devant les kiosques qui croulent sous un trop plein.

C’est sans doute ce qui a poussé les journalistes des Inrockuptibles à proposer une couverture racoleuse pour affoler les lecteurs et les inciter à acheter leur canard et loger sous le manteau leur pot de rillettes d’oie.

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Une tête de mort d’homme avec des cornes souligne la puissante morbidité du message : « Manger de la viande tue ».

A l’intérieur de cette édition du 12 janvier, la titraille de la Une fait écho au bouquin d’un idéaliste américain qui rêve d’une agriculture à l’ancienne et tire à boulet rouge sur l’industrie agroalimentaire de son pays peu comparable au nôtre en terme de pratiques industrielles… Et en avant l’amalgame ! Qui mord un tournedos risque donc de se retrouver six pieds sous terre.

Ces tristes raccourcies sont le reflet de l’état mental d’une société égarée et sans gouvernail. Que la rédaction des Inrocks, plus habituée à mâcher de l’herbe qu’à fumer des saucisses devienne végétarienne, ça n’étonnera personne, mais est-elle obligée d’en arriver là pour exister, comme certains hebdomadaires poubelles, suivez mon regard ?

Pour rétablir un semblant de vérité et dénoncer ce jeu de tire aux pigeons débilitant, le SNIV-SNCP, syndicat qui regroupe les entreprises françaises des viandes, a adressé une lettre ouverte à la presse et au Président de la République, espérant par cette missive, que « le citoyen qui grogne en chacun de nous se réconcilie un petit peu avec le consommateur qui bien que pas toujours affamé, n’a toujours pas d’oreilles ». Face à la surdité intellectuelle qui règne ici bas, on peut toujours rêver…

 

Photo : Les Inrockuptibles 

Tag(s) : #Idées

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