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Le maire socialiste de la ville de Paris s'est donc acheté des voitures électriques pour Noël, il a inauguré son projet Autolib' en droite ligne de son Velib', l'incohérence en plus. Difficile d'adhérer à un projet aussi peu rationnel avec la politique d'entrave à la libre circulation qu'il mène depuis son règne (qui dure et qui lasse...) dans une ville où les embouteillages épuisent les Parisiens jour et nuit.

BETC-Autolib.jpgPour vanter ce dispositif discutable, la ville de Paris a lancé une campagne publicitaire totalement hypocrite et mensongère. "Soyez libre comme l'air" clame l'Autolib' sous les traits d'une bagnole de bande dessinée pour flatter le piéton et le transformer en embouteilleur, car il s'agit bien de cela.

Comment comprendre qu'on puisse lancer 3 000 véhicules fussent-ils électriques dans une capitale où le moindre déplacement est un enfer ? Comment faire croire que c'est au nom de l'écologie alors que les écologistes, collectivistes totalitaires, (et ennemis consanguins des socialistes) contestent ce projet ? Un projet d'autant plus incertain que son coût est exorbitant —200 millions d’euros pour l’implantation et au minimum 60 millions d’euros de budget de fonctionnement par an—, d’autant que le business modèle de l'auto partage est loin d'être assuré. Pour parvenir à l’équilibre, Autolib’ devra convaincre 200 000 abonnés (par comparaison, le Vélib’ ne comptabilise que 165 000 abonnés après trois ans d’exploitation).

Si on admet que l’avenir est à la dépossession automobile au profit d’une politique de déplacements multimodaux, le nombre d’adeptes de l’autopartage est loin, très loin des usages attendus, eu égard aux contraintes. Ils sont seulement 25 000 en France, 62 000 au Canada, 93 000 en Suisse, 140 000 en Allemagne et 390 000 aux Etats-Unis… On se demande alors comment le maire socialiste de Paris va convaincre 200 000 Parisiens d’adopter son système.

Autre point sensible, le soit-disant avantage écologique de l’automobile électrique. C’est vrai si l’électricité est produite grâce à de l’énergie nucléaire, l’empreinte carbone se limite alors à 15/20 gr de CO2 par kilomètre (ce qui n’est pas nul), mais grimpe à 140 gr de CO2 au minimum par kilomètre pour une électricité produite par une centrale à charbon par exemple. Avec la disparition annoncée du nucléaire par ses amis socialistes, le maire de Paris aura du mal à poursuivre son apologie de l’auto libre comme l’air… 

 

Photo : © BETC Design

Tag(s) : #Objets

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