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La cause est entendue, selon un sondage Ifop/Dimanche Ouest-France, les Français n’entendent pas bouger d’un iota face au problème de la retraite qui mine une économie déjà anémiée et sous perfusion.

Ils sont 67% à rejeter l’idée même de travailler au-delà de 60 ans, ils sont 62% à refuser l’allongement de la durée de cotisation, ils sont 74% à être opposés à l’augmentation des cotisations, ils sont 93% à ne pas accepter une diminution du niveau des retraites, et enfin ils sont 52% à ne pas être favorables au moindre complément de retraites, style fonds de pension.

Face à un tel sondage, le gouvernement n’a aucune marge de manœuvre, il est donc urgent de ne rien faire.

Mais, compte tenu d’une cote de popularité désastreuse et d’un échec annoncé si d’aventure il briguait un nouveau mandat en 2012, Nicolas Sarkozy a tout intérêt à faire fi de l’opinion publique en passant au forceps comme à son habitude, c’est-à-dire en augmentant l‘âge de la retraite et les cotisations, en baissant le niveau des rentes et en obligeant chaque Français à chercher des solutions personnelles. Ou alors, à laisser pourrir la situation et à passer la patate chaude à la gauche (ce que je lui conseille) et alors on rira bien.

Dans les autres pays européens, les gouvernements ont souvent moins d’état d’âme, il réforme sans écouter les électeurs qui sont des girouettes inconsistantes : les démocraties aux prises avec les sondages et la démagogie coulent gentiment mais sûrement dans des océans de dettes, il faut donc réagir autoritairement.

Si rien n’est fait rapidement en France, les jeunes générations, lasses de tous ces vieux, risquent de couper le robinet des charges, taxes et autres impôts en les laissant croupir dans leur obstination à vouloir le beurre, l’argent du beurre et la crémière (qui elle-même n’est plus très jeune…) 

Tag(s) : #People

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