Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 08:21

Le-Captologue-Apple-ver.jpgPeut-on atteindre les étoiles sans craindre de retomber sur terre comme une comète qui se décroche du ciel ? En 2007, Apple cotait 100 milliards de dollars au NYSE, aujourd’hui, la firme à la pomme affiche une capitalisation boursière de 425 milliards de dollars ! Grâce à des places dominantes dans les technologies de la mobilité avec des produits cultes (iPod, Iphone, iPad, McBook Air), son CA explose et sa réserve de cash atteind les 100 milliards de dollars, de quoi voir venir des lendemains qui déchantent.

Oui mais jusqu’à quand ?

La disparition de Steve Jobs ne va pas éteindre la luminosité de cette belle étoile technologique, ce qui pourrait la ternir, c’est son attitude arrogante.

Le Président Barack Obama, en pleine chasse à la réindustrialisation de son pays (comme d’autres politiciens désarmés…), s’est ému que l’entreprise ne fasse guère profiter de sa richesse à l’économie américaine, l’ensemble des produits étant fabriqués en Asie. Une fabrication « hors sol » chez des sous-traitants dont le comportement est dénoncé régulièrement par des consommateurs-citoyens qui acceptent mal les conditions de travail des salariés sous payés et mal traités pour des produits vendus chers, très chers. A cela s’ajoute une fronde régulière des éditeurs de contenus du monde entier agacés de reverser trop d’argent pour vendre sur l’iStore, irrités de ne pas avoir la main sur leurs clients. Et enfin récemment, une révolte des revendeurs historiques de la firme qui, après avoir longtemps investi dans le succès et soutenu le développement de la marque à la pomme, se retrouvent à jouer les figurants face aux ouvertures des Apple Stores qui aspirent les clients. D’autant que la firme de Cupertino ne fait aucun effort pour aider ces distributeurs à exister, en limitant l’approvisionnement des produits, en les laissant s’étioler.

Toutes ces attaques commencent à entacher l’image de marque d’une entreprise qui dispose d’un bataillon de fans (dont moi-même) et une réserve de clients encore illimitée…

Oui mais jusqu’à quand ?

Les dirigeants d’Apple ne peuvent continuer à appliquer l’obsédante stratégie de Steve Jobs cultivant le mépris dans un monde où l’empathie invite à l’échange et à l’ouverture. Il serait dommage que par son entêtement, la pomme se laisse croquer par des concurrents autrement plus ouverts et surtout plus opportunistes.  

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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JumellesPour écrire les nouvelles histoires du monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace, l'indicible.
Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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