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Hier, une fois de plus, les postiers étaient en grève, toujours réfractaires à l'idée même de réformer leur activité qui se contracte dans un monde qui change.
La veille, "mon" facteur (une factrice en l'occurrence) avait pris soin de venir ramasser ses étrennes, en échange de quoi, j'ai eu droit au sempiternel "almanach du facteur". Par lâcheté et par faiblesse, je n'ai pas eu le cran de l'envoyer promener, j'ai donc lâché mon billet contre son calendrier. En pestant évidemment.
Pourquoi continuer à subir cette extorsion de fonds annuelle, alors que les postiers sont payés chaque mois, émoluments assortis de tous les avantages que confèrent le statut de fonctionnaire ?
Pourquoi persister à donner en échange cet objet désuet, ce calendrier immanquablement garni sur ses couvertures de chatons, de chevaux, de papillons, de fleurs ou de voiliers... avec à l'intérieur des cartes aussi laides graphiquement qu'inutiles ?
A l'ère des TIC, ce objet du siècle dernier et ses mièvres images, exprime trop bien la désuétude de cette institution vacillante, enlisée dans une vision passéiste de sa fonction sociale. Il est la partie visible d'une entreprise d'Etat arc-boutée sur une notion du "service public" à repenser complètement et qui n'y parvient pas.
L'année prochaine, je leur conseille de distribuer des clés USB avec des photos numériques et coquines de postier(e)s en goguette...  J'aurai moins de regret à lâcher mon billet pour leurs contestables étrennes...  
    
Tag(s) : #Objets

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