Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 07:20

Il y a des jours où l’envie vous prend d’attraper un lance-pierres et comme dans la guerre des boutons, de donner des coups à la volée. Vendredi dernier, je découvre un article dans la newsletter Influencia qui incite au jet d’objets contondants et aux noms d'oiseaux. Au fil de l’interview de Manuel Diaz, patron de l’agence Emakina en charge de la stratégie digitale de l’UMP, je lis, je cite : « Effectivement, les hommes politiques doivent devenir des marques : se marketer, se brander, avoir leur compte Twitter, leur page Facebook, participer activement, saisir les interpellations pour créer du débat. » Comment ose-t-on débiter pareille ânerie ?!

« Les hommes politiques doivent devenir des marques » : voilà toute l’intelligence de ces communicants prétendiards qui habillent les démocraties d’oripeaux artificiels et transforment les politiciens en marionnettes lissées par les onguents du miracle publicitaire.

Certes, si les politiciens doivent se mettre en scène à minima dans un environnement pollué par les médias, ils ne sont en aucun des marques à polir, des bêtes à brander, des essuie-tout à marketer. Et avoir un compte Twitter ou une page Facebook ne rend pas plus participatif, plus ouvert d’esprit, plus prêt aux débats, plus intelligent, plus légitime...

Bien sûr que savoir communiquer ses croyances, ses choix, ses convictions est de première importance, plus encore dans un monde médiatique drogué aux petites phrases réductrices et aux coups de gueule télégéniques, mais nos démocraties ne sont pas des linéaires où s’alignent des femmes et des hommes politiques trop bien packagés par des spin doctors plus nuisibles que pertinents.

Nous, citoyens, serions-nous suffisamment abêtis pour ne pas voir le vide sidéral qu’ils renferment derrière leur emballage de carton-pâte ?

Certains le sont assurément, au vu du choix des socialistes pour le plus packagé des candidats. Mais si d’aventure Hollande devait être une marque, ce serait une MDD de fond de rayon, à ne pas mettre en tête de gondole ! 

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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