Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 05:57
Le tribunal de commerce de Paris a rendu son verdict : aucun repreneur n'a apporté de garanties financières suffisantes à leur offre de reprise, la maison Lacroix n'est plus, exit la haute couture, reste une société aux périmètres réduits qui va gérer les quelques licences qui fleurissent à la peine.

Depuis 1987, Christian Lacroix, porté aux nues par l'enthousiasme général et un talent à faire défiler une bel imaginaire de mode, n'a jamais réussi à faire décoller son entreprise. La faute lui en incombe, Christian Lacroix n'a pas de vision marketing, il n'a pas su/pas voulu faire de sa maison une marque rayonnante, préférant préserver son statut de couturier, métier merveilleux sans doute, mais démodé. 

La haute couture a été longtemps une locomotive qui tirait les wagons de l'extension de marque, or, à l'ère des trains à grande vitesse, cette mode d'exception reste en gare, soutenue par une poignée de passionnés ou d'habiles financiers qui savent faire fructifier l'imaginaire de la saison et le déployer sur une foule de produits attractifs.

La fin de la maison Lacroix n'est pas un accident industriel, c'est la disparition d'un artisan convaincu que sa seule patte suffit à tenir un modèle économique intenable. La question à se poser maintenant que le couturier n'est plus, la signature Christian Lacroix peut-elle devenir enfin une marque ? Peut-être, pas sûr... Sa notoriété ne suffit déjà pas à stimuler des ventes, il faudra beaucoup de temps et de moyens pour transformer cette chrysalide essoufflée en papillon flamboyant. 



(Dessin : C.Lacroix/D.R.)      
Par Le captologue - Publié dans : People
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Vient de paraître

 

Couv.Capter les tendances

En vente sur AMAZON, FNAC et dans toutes les librairies. 

Disponible aussi en version numérique sur iBook d'Apple et sur Kindle d'Amazon. 

Kesako ?

JumellesPour écrire les nouvelles histoires du monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace, l'indicible.
Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
Contact : link   

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés