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En 1994, nous avons eu la « Balladurette », en 1995, la « Juppette » et en 2009, la « Fillonnette », je parle bien sûr des différentes primes à la casse versées par l’Etat pour inciter les consommateurs à acheter un véhicule neuf et par ricochet satisfaire cette industrie qui s’est parfaitement jouer les pleureuses (comme le monde agricole) pour réclamer encore et encore de l’argent public pour soit disant sauver des emplois en péril.

L’arrêt de cette vente forcée qui a coûté 1,02 milliard d’euros aux finances publiques va satisfaire les anti-bagnoles et soulager les contribuables…

Ce qui n’empêchera pas dans les prochains mois les constructeurs français de délocaliser leurs productions : les acheteurs préfèrant des petits véhicules citadins à moins de 7 000 euros, impossible à fabriquer en France compte tenu du coût de la main d’œuvre et des très maigres marges sur ce type de voitures.

Et comme les constructeurs français ne savent pas fabriquer des automobiles haut de gamme exportables, comme nos voisins allemands, ils devront investir dans les pays de l’Est et en Asie pour continuer à produire leurs petites bagnoles et pour survivre dans un marché mondial en pleine recomposition. Demain, les Chinois vont inonder la planète avec des voitures pas chères, nombre de constructeurs européens ne résisteront pas à ce tsunami.

Le bilan de la « Fillonnette », coûteuse opération pour les finances d’un Etat exsangue, est encore et toujours la vision à court terme qui consiste à creuser un trou pour en boucher un autre en subventionnant la consommation (un comble !) et surtout à sauver l’apparence électoraliste et clientéliste. 

Tag(s) : #Idées

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