Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Dans le cadre de la 10ème édition du Marché de la Mode Vintage dans la Capitale des Gaulle, j’ai participé hier à un colloque à l’Université Lumière Lyon 2 (à l’initiative de Réflex’Lyon), une journée d'études sur le thème : « Les baby-boomers, une génération d’influence(s) ? » Les intervenants —universitaires, historiens, chercheurs…— ont retracé les changements de la société à partir de la fin des années 50, une histoire soutenue par l’émancipation féminine, la culture jeune, la libération sexuelle et la société de consommation.

Badaboom-Le-captologue.jpgMa communication a porté sur ce dernier point avec comme double médium, la couleur et le plastique. Cette période des Trente Glorieuses a été celle de la modernité, de l’épanouissement de la ménagère caressant d’une main envieuse le Formica, les matières synthétiques, le plastique qui envahissait tout : l’électroménager, le mobilier, la décoration, les accessoires de mode… Des matériaux lisses et brillants mais aussi flatteurs à l’œil par l’utilisation de coloris vifs, acides, grinçants… Des teintes vitaminées à l’opposée des tons passe-murailles qui sévissaient alors, ternis par la seconde guerre mondiale. La couleur orange a été la plus emblématique de cette époque de renouveau, elle ouvrait l’horizon ensoleillé d’une "génération plastique" heureuse de vivre, de marcher sur la lune, d’idolâtrer les chanteurs de rock, de porter des mini-jupes, de contester, de jeter (et non de recycler), de fumer l’herbe bleue, de libérer la société du carcan moraliste…

Que reste-il aujourd’hui des baby-boomers, cette génération d’influence(s) ? Une nostalgie vintage et des souvenirs mélancoliques, une humanité qui a peur d’elle-même engoncée dans le moralisme et l’hygiénisme délétères, une société décroissante qui balance entre le repli nationaliste et la dictature écologiste, incapable de regarder l’avenir sans frémir, sans reculer, se perdant dans les anxiolytiques.

Après l’enthousiasme (toujours contagieux ?) de la génération baby-boom, nous entrons dans l’ère du déclin inséminé par la génération "badaboom"… Vite, des anticorps !

Badaboom-Le-captologue-1.jpg

 

Images : DR et D.C. 

Tag(s) : #Idées

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :