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Je suis fan des séries télé américaines : tournées comme de vrais films avec de bons acteurs, très bien écrites, elles dépassent de très loin en qualité les séries françaises d’une indigence rare (à de rares exceptions près).

Reste que les producteurs américains ne sont pas toujours bien inspirés, j’en veux pour preuve la série « Modern Family » diffusée sur ABC depuis septembre 2009 et qui a été vendue en France à Paris Première cette année.

Créée par Christopher Llyod II et Steven Levitan, cette série raconte le quotidien de trois familles américaines censées représentées la diversité de la cellule familiale aujourd’hui à travers le prisme du politiquement correct (beurk !).

modern-family.jpg

Donc, nous avons la famille traditionnelle blanche, les Dunphy, un couple de quadras bien lisses avec leurs trois enfants sans problème sinon des soucis existentiels d’ados à boutons. La famille recomposée et métissée Delgado-Pritchett : elle, est d’origine colombienne et a un fils d’un premier mariage, un ado obèse et torturé ; lui, est américain (joué par l’excellent Ed O’Neill qui hélas se fourvoie ici dans un rôle affligeant) et essaie de comprendre les sensibilités culturelles de sa femme et de son fils d’adoption. Et enfin, clou de la série, un couple de gays —l’un est gras et l’autre roux— folles à lier, grotesques à plier, qui ont adopté une petite fille ! Autant vous dire que ces assemblages caricaturaux sonnent aussi justes que si Johnny Hallyday chantait la Traviata à l’Opéra.

Cette série annoncée comme drôle a été élue « meilleure nouvelle comédie de l’année », de mon côté, je cherche encore les rires. Mais la platitude des situations et la médiocrité des dialogues ne sont rien à côté du mode de filmage, puisque nous avons affaire à un mockumentaire, c’est-à-dire un faux documentaire/documenteur avec ses mouvements de caméra à l’épaule insupportables au risque de vomir son déjeuner ou son dîner. Et surtout, surtout, des plans sur les protagonistes assis dans leur salon qui racontent face caméra leur exaltante condition comme s’ils s’adressaient à un intervieweur psychanalyste. Nul ! Trop nul ! Mauvais ! Si mauvais !

Malcolm.jpg

Dans le genre mockumentaire d’une saga familiale, je vous recommande de revoir l’excellente et drôlissime série « Malcolm Middle » créée en 2000 par Lindwood Boomer. Dans les 151 épisodes, on plonge à travers le regard de Malcolm, un ado « tête d’ampoule » qui a un quotient intellectuel de 165, dans le délire halluciné d’une famille américaine sur un ton anti-politiquement correct, exactement à l’opposé de la si faiblarde « Modern Family » qui suinte l’Amérique faussement tolérante.

Vite, on change de chaîne !

 

Photos : D.R.  

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