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Dans le magazine Stratégies du 26 août dernier, un article dans la rubrique « management » éveille la curiosité de l’observateur ténu de notre monde fou, fou, fou…

Intitulé « Les agences en mal de mâles », le rédacteur de ce papier constate que les agences de publicité dont les personnels sont largement de sexe féminins —entre 60 et 80% en moyenne !— voudraient attirer davantage d’hommes.

La raison ? Elle est double. D’une part, cet excès de féminité ne répond pas à l’équilibre des forces et exige « plus de coq dans la basse-cour », selon un cabinet de recrutement. Et d’autre part, les clients des agences le réclament au non d’une mixité salutaire dans le sens où elle apporte une richesse de points de vue, de compétences et de sensibilité.

Moi qui enseigne dans des cursus marketing et communication, les étudiants sont d’année en année en portion très minoritaire au profit des étudiantes.

Ainsi, alors qu’on se bat à féminiser des emplois et à forcer les entreprises à placer les femmes à des postes de responsabilité, voilà qu’il va falloir opérer une discrimination à l’envers pour trouver un équilibre entre les sexes.

L’idée est bonne —mais va être difficile à mettre en place, la discrimination à l’embauche est interdite (et c’est tant mieux)—, la société est composée de différences et d'individualités, la nécessité de représentation des équilibres est signe d’harmonie. Le souci, c’est que dans la nature, l’harmonie ne se décrète pas : elle se fait ou ne se fait pas !

Le publicitaire est-il une femme comme un autre ?

Tag(s) : #Idées

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