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Vous connaissiez le story telling, voilà le disaster telling, l’art d’utiliser le catastrophisme pour terroriser ou bouleverser les opinions publiques qui vibrent au moindre tremblement émotionnel médiatique. Ainsi en est-il des menaces terroristes dont on ne sait pas si elles sont fondées ou au contraire, si elles sont une manipulation qui arrange des Etats de plus en plus sécuritaires.

Dans l’Hexagone, quelques sondages montrent qu’une majorité de Français y croit peu : ça en dit long sur la crédibilité du message politique. Mais, cette indifférence est aussi le meilleur allié des terroristes si’ils décidaient de frapper à l’aveugle…

Dans un domaine similaire de crédibilité, en mars dernier, l’ONU a reconnu que les rapports du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du changement climatique) contenaient des « erreurs », une façon polie de souligner que certains scientifiques militants n’hésitent pas à forcer le trait de la catastrophe finale pour « vendre l’écologie à tout prix » et affoler les foules. Ces dérives scandaleuses font le lit des « négationnistes du climat » et installent le doute dans les esprits.

Le disaster telling est aussi une technique narrative usitée pour relayer les tragédies planétaires. L’histoire des 33 mineurs chiliens enterrés depuis le 5 août dernier suite à un éboulement et sortis depuis peu des ténèbres en est un exemple parfait. Le gouvernement chilien, avec à sa tête le Président Pinera, a parfaitement « raconté » la libération des mineurs en tenant en haleine l’opinion publique mondiale grâce à la présence de plus de 2 000 journalistes présents pendant ces longues semaines installés dans une salle de presse improvisée mais bien organisée. Un tel déploiement médiatique n’atteint parfois pas ce niveau pour des tragédies plus douloureuses « mal vendues » aux télévisions et aux journaux… Cynisme, vous avez dit cynisme ? 

Tag(s) : #Idées

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