Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:09

Lors du dernier Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas qui donne le pouls des innovations de l’électronique grand public, l’ultrabook (moins de 20 mm d’épaisseur et un poids d'à peine un kilo) a été la vedette de l’événement. Confrontés à une baisse mondiale des ventes de PC concurrencés par les tablettes tactiles et dans une moindre mesure par les smartphones, les fabricants entendent stimuler un marché du l’ordinateur portable qui se cherche une nouvelle voie de croissance.

Avec les ultrabooks, et grâce à leurs performances, leur ergonomie et leur légèreté, les fabricants espèrent freiner l’élan commercial de l’iPad d’Apple qui ne connaît pas encore de compétiteurs sérieux. Etonnamment, ces mêmes fabricants qui ont copié servilement ou au mieux suivi la marque à la pomme dans le domaine des smartphones, puis dans celui des tablettes tactiles, dévoilent des concepts très proches du Macbook Air lancé par Apple… en 2008 !

Comme d’habitude, la firme de Cupertino crée un standard avec un produit adapté à des attentes de mobilité sans contraintes, une esthétique modernitaire. Pour se démarquer, les fabricants tentent d’apporter des innovations comme l’écran tactile, les commandes par la voix ou la reconnaissance de mouvements de l’utilisateur. Innovations attractives ou gadgets ? L’usage des utilisateurs le dira. Avec déjà 65 modèles disponibles proposés dans une fourchette haute de prix entre 800 et 1000 $, les marques high-tech devront convaincre les consommateurs de l’utilité d’un tel produit, face aux tablettes, aux smartphones et face au Macbook Air… 

 

Ultrabooks.jpg 

 

Photo : © Macbook Air Apple, Aspire S5 Acer, Spectre HP, Serie 5 Samsung

 

Par Le captologue - Publié dans : Tendances
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 08:26

François Fillon a donc dit non au projet d’aménagement des berges de la Seine, au grand dam du maire socialiste. En effet, c’est l’Etat qui est propriétaire des voies sur berges et le Premier ministre n’entend pas ignorer les manquements et les défauts de ce projet aberrant et inutile qui va limiter l’activité portuaire et surtout créer des problèmes de circulation déjà monstrueux dans la capitale française embouteillée nuit et jour.

Il est enfin temps de mettre un frein à la Disneylisation de Paris sous la houlette d’un roitelet dans son décor de carton-pâte et dont la mandature —qui n’en finit pas !— accouche de trop nombreux projets dispendieux et superfétatoires. La ville est encombrée de chantiers qui confinent au bordel permanent et est défigurée par une mise en coupe des rues et des avenues réduisant la libre circulation des personnes et des biens : une politique dogmatique qui voudrait transformer les Parisiens en piétons oisifs ou en pédaliers joyeux n’ayant rien d’autre à faire que de baguenauder le nez au vent dans un Luna Park collectiviste.

Si le maire socialiste a un temps renouvelé la dynamique parisienne, son totalitarisme et ses manipulations écolo-centrées fatiguent, ils deviennent un enfer pour des citoyens embourbés dans des travaux à tous les coins de rues, travaux qui n’améliorent pas la ville au quotidien, mais gâchent la vie quotidienne.

Plus encore, l'édile n’a de cesse de confiner la capitale derrière le périphérique, une capitale cerclée de la nouvelle ceinture de fer d’un train électrique contestable et au coût astronomique. Loin, très loin de la bouffée bénéfique du Grand Paris. Là encore, François Fillon a joué les acteurs de premier plan, il a signé hier un accord-cadre pour aérer Paris et l’ouvrir à un horizon urbanistique autrement plus futuriste pour les habitants de l’Ile de France que l’ambiance de fête foraine du maire socialiste.

Seul bémol, les agences de notation ont placé Paris et l’Ile-de-France sous surveillance et une dégradation est attendue : les collectivités vont avoir un mal certain à emprunter à des taux raisonnables pour engager des grands travaux estimés a des milliards d’euros, les Parisiens n'ont pas fini de passer à la caisse…  

Par Le captologue - Publié dans : Objets
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 08:02

Dans Les Echos de ce week-end, Judith Benhamou-Huet s’interrogeait sur « l’énigme Damien Hirst ». En effet, l’artiste anglais expose dans les 11 ( !) galeries de Larry Gagosian à travers le monde en attendant une rétrospective en avril prochain à la Tate Modern à Londres.

L’énigme Hirst réside dans la posture de cet artiste qui propage les coups d’éclats conceptuels et médiatiques, sa propension à faire beaucoup d’argent avec ses œuvres. Des œuvres multiples, pour ne pas dire industriels, comme le faisait en son temps un Andy Warhol, pape du Pop Art avec ses portraits sérigraphiés ou ses conserves Campbell’s Soup.

Le-captologue-Dot-Paintings-D.-Hirst.jpgDans le cas Hirts, cette exposition planétaire chez le galeriste multinational Gagosian met en avant les toiles peintes de pois de couleurs ou « dot paintings » produites entre 1986 et 2011, vendues entre 400 000 et 1,5 million de dollars selon le format, pas moins de 300 peintures dont seulement 5 auraient été réalisées par le "maître", les autres par ses assistants ! Des toiles assez peu palpitantes pour tout dire et faciles à faire, Judith Benhamou-Huet rappelle qu’à l’origine  « l'artiste parlait d'une référence à l'omniprésence des médicaments dans la société. » Un concept oublié, car Hirts évoque aujourd’hui son seul attrait pour la couleur : « Je me sers de la couleur en tant que telle. Et c'est de là que sont venus les "spot paintings" pour créer cette couleur et utiliser ces couleurs et ne rien produire ». Des petits pois, rien que des petits pois, un peu court…

Alors d’où vient le succès de l’énigmatique Damien Hirst ? Les milliardaires d’hier accrochaient à leurs cimaises des Van Gogh, des Picasso ou des Andy Warhol et quelques autres ; les milliardaires d’aujourd’hui, beaucoup plus nombreux, achètent des Damien Hirst et quelques autres, parce qu’il est difficile de trouver des Van Gogh ou des Andy Warhol sur le marché de l’art. Et ça, Hirst l’a bien compris. Il a saisit aussi la manière dont ces nouveaux riches (et je ne parle pas des collectionneurs passionnés) achètent de l’art « signé » comme ils acquièrent une Ferrari, une robe Dior, une Rolex en diamants, un appartement à Dubaï… Damien Hirst est une marque de luxe qui produit du statut griffé, mais est-ce pour autant un artiste ? Oui, du point de vue du marché de l’art qui est guidé par la cote des artistes, car l’art n’existe pas sans argent… Damien Hirst assume pleinement son productivisme, mais avec "seulement" 4 800 pièces réalisées à ce jour, il est encore loin d'un Andy Warhol qui en a aligné plus de 10 000 ou même d'un Picasso qui a produit près de 40 000 oeuvres... 

 

Photo : © Damien Hirst.

Par Le captologue - Publié dans : People
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 08:48

Grâce à un buzz habilement mené, la presse française a relayé dans l’ampleur l’arrivée tonitruante de l’opérateur Free sur le marché du mobile. La surprise n’a pas vraiment abasourdi tant tout le monde s’attendait à des « propositions fracassantes » : une offre en illimitée et sans engagement à 19,90 € par mois et même une offre à 2 euros réservé aux détenteurs de la Freebox qui permet de téléphoner 1 heure et d’envoyer 60 SMS.

La messe est-elle dite pour les autres opérateurs qui devront peu ou prou s’aligner sur ce nouvel étalon-or ? Pas si sûr.

Xavier Niel, le patron de Free se compare au regretté Steve Jobs, l’incarnation d’Apple, il en imite les grand-messes journalistiques, la dégaine, l’arrogance et l’esprit « révolutionnaire ». Or, il ne lui arrive pas à la cheville !

Xavier Niel n’a pas l’élégance de Steve Jobs, encore moins le génie créatif, ni l’esprit intuitif à comprendre le monde dans lequel il vit pour anticiper de nouveaux services, de nouvelles postures, de nouveaux produits. Xavier Niel n’a que la trivialité du vil commerçant prêt à toutes les bassesses pour attirer des clients dans son bouclar. Mélange de Ténardier et de Michel-Edouard Leclerc, Xavier Niel joue sur la corde sensible et démago du pouvoir d’achat, il se prend pour Robin des Bois (sic !) pour vendre des offres ultra low cost entrainant le marché vers le bas et avec lui de la destruction de valeur. Et c’est là où sa pâle imitation de Steve Jobs est une imposture : l’ex-patron d’Apple était un formidable créateur de valeur qui a tiré le marché high-teh vers le haut avec des standards vraiment révolutionnaires suivis par tous ses concurrents et surtout en ne cassant pas les prix, bien au contraire, Apple a l’aura d’une marque de luxe, pendant que Free a l’attractivité d’un hard discounter.

Si de toute évidence, Xavier Niel va obliger les autres opérateurs à s’aligner, si de toute évidence Free va gagner en moins d’un an un million de clients, ce que les Français vont découvrir c’est que Free est aussi un destructeur d’emplois potentiels. En effet, il peut se permettre de brader ses offres parce que sa structure de coûts fixes est réduite par un nombre de salariés limités : 5 000 pour son groupe Illiad contre 100 000 chez Orange, 10 000 chez SFR et 9 000 chez Bouygues Telecom… Les concurrents de Free vont-ils être forcés de réduire leurs voilures pour s’ajuster à la perte de clients et aux rabais qu’elles devront s’imposer ? Quand on casse les prix, il faut s’attendre à de la casse sociale…

Comme d’habitude, les consommateurs qui sont aussi des salariés et des citoyens ne voient pas plus loin que le bout de leur portemonnaie, et ils descendront dans la rue pour réclamer la protection de leurs acquis sociaux et des emplois perdus dans les limbes du low cost. Le beurre, l’argent du beurre, mais sans la crémière qui se retrouve au chômage… 

Par Le captologue - Publié dans : Tendances
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 08:41

Alors que la Star’Ac présidentielle se vautre dans les mêmes ressorts dramatiques autour d’une franchouillardise réchauffée jusqu’à l’écœurement, le box office hexagonal se glorifie du succès d’Intouchables. En effet, ce film affiche plus de 17,4 millions d’entrées, c’est-à-dire qu’il détrône La Grande Vadrouille avec ses 17,2 millions de spectateurs, mais sans encore dépasser Les Cht’is qui ont vendu 20,6 millions de tickets.

Ce qui caractérise ces champions français cinématographiques, ce sont les ingrédients d’une même recette : une comédie familiale et doucereuse, des acteurs sympathiques et consensuels, un scénario très binaire qui met en scène des gentils contre des méchants, des pauvres contre des riches, des faibles contre des forts, des provinciaux contre des Parisiens… A cela s’ajoute un fil rouge bien gaulois : un ton moqueur qui massacre les « ennemis » supposés, mais pas trop pour demeurer politiquement correct aux oreilles des enfants.

Les exégètes se gargarisent du succès unanimiste des Intouchables en expliquant qu’il s’agit d’un film antilibéral (sic !) et moral (re-sic !) qui parle de solidarité, de vivre ensemble, de chaleur humaine à la clochemerle loin de la froideur cynique des méchants capitalistes. Il est en quelque sorte le film référent de la démondialisation à la Montebourg et exprime les attentes bisounours de Français qui refusent de voir le monde qui change. Il soutient en filigrane le discours binaire entonné par le parti national-nationaliste qui recueille près de 20% d’intentions de vote… Des plates-bandes semées d’orties et foulées par les autres candidats qui se raccrochent étrangement aux sirènes démagogiques de la Le Pen. Ainsi, Michel Sapin, responsable du programme de François Moll’ande, entend relancer la lutte des classes pour gagner le cœur du peuple : « Aujourd’hui, un enfant de riche apporte une baisse d’impôt beaucoup plus importante d’un enfant de pauvre », a-il déclaré. Binaire, vous avez dit binaire ? 

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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