Les idées fortes à retenir (styles, formes et couleurs) en complément des tendances que j'avais déjà décrites pour le SILMO 2011, interview réalisée par Frequenceoptic, le site des pros de l'optique...
Les idées fortes à retenir (styles, formes et couleurs) en complément des tendances que j'avais déjà décrites pour le SILMO 2011, interview réalisée par Frequenceoptic, le site des pros de l'optique...
Il y a des jours où l’envie vous prend d’attraper un lance-pierres et comme dans la guerre des boutons, de donner des coups à la volée. Vendredi dernier, je découvre un article dans la newsletter Influencia qui incite au jet d’objets contondants et aux noms d'oiseaux. Au fil de l’interview de Manuel Diaz, patron de l’agence Emakina en charge de la stratégie digitale de l’UMP, je lis, je cite : « Effectivement, les hommes politiques doivent devenir des marques : se marketer, se brander, avoir leur compte Twitter, leur page Facebook, participer activement, saisir les interpellations pour créer du débat. » Comment ose-t-on débiter pareille ânerie ?!
« Les hommes politiques doivent devenir des marques » : voilà toute l’intelligence de ces communicants prétendiards qui habillent les démocraties d’oripeaux artificiels et transforment les politiciens en marionnettes lissées par les onguents du miracle publicitaire.
Certes, si les politiciens doivent se mettre en scène à minima dans un environnement pollué par les médias, ils ne sont en aucun des marques à polir, des bêtes à brander, des essuie-tout à marketer. Et avoir un compte Twitter ou une page Facebook ne rend pas plus participatif, plus ouvert d’esprit, plus prêt aux débats, plus intelligent, plus légitime...
Bien sûr que savoir communiquer ses croyances, ses choix, ses convictions est de première importance, plus encore dans un monde médiatique drogué aux petites phrases réductrices et aux coups de gueule télégéniques, mais nos démocraties ne sont pas des linéaires où s’alignent des femmes et des hommes politiques trop bien packagés par des spin doctors plus nuisibles que pertinents.
Nous, citoyens, serions-nous suffisamment abêtis pour ne pas voir le vide sidéral qu’ils renferment derrière leur emballage de carton-pâte ?
Certains le sont assurément, au vu du choix des socialistes pour le plus packagé des candidats. Mais si d’aventure Hollande devait être une marque, ce serait une MDD de fond de rayon, à ne pas mettre en tête de gondole !
Sur le plan économique, les bonnes idées ne fleurissent pas aisément —bonnes idées qui rapportent évidemment ! Dans son numéro daté d’aujourd’hui, FashionMag.com fait état de l’hécatombe du e-commerce dans le secteur des ventes événementielles, formule marketing et hypocrite pour qualifier les sites de déstockage, très en vogue notamment dans le secteur de la mode. En quelques mois, EspaceMax, FashionShopping, AchatVip, SurInvitation et quelques autres se sont retrouvés sur le carreau quand ils n’ont pas tout simplement disparu.
Ce n’est pas tant le déstockage ou le e-commerce qui n’ont plus le vent en poupe, une pseudo déconsommation qui alimenterait un désamour ou l’alibi des crises économiques, bien au contraire, la mode va continuer à se vendre tant et plus mais à prix cassés (les clients y ont pris goût et ne veulent plus payer le prix fort).
Le problème vient d'une floraison de sites qui n’apportent aucune valeur ajoutée ou innovation face à leurs puissants devanciers qui ont ouvert le marché, on pense à des sites comme BrandAlley ou Vente-privée largement dominants. Les nouveaux entrants opportunistes se sont accrochés aux croissances alléchantes du e-commerce mais ils ne sont que des suiveurs paresseux.
De plus, fondamentalement, ce sont les marques fortes que les surfeurs de primes recherchent, alors celles-ci préfèrent confier leurs stocks à des mastodontes à la logistique efficace plutôt qu’à des seconds couteaux à l’envergure limitée. Idem pour les sites de déstockages eux-mêmes qui doivent se métamorphoser en label référent et travailler leur image de marque. De tels sites ne sont pas des hangars virtuels mais des lieux de ventes qualitatifs où la mise en scène et les services doivent être très travaillés. Devenir un distributeur dans la vraie vie et dans le monde virtuel ne s’improvise pas, il faut avoir le sens du commerce et surtout être imaginatif dans un environnement concurrentiel qui se durci et face à des clients qui en veulent toujours pour toujours moins.
Pendant qu’ici et là fleurissent les campings sauvages des indignés portés par un militantisme potache, la horde silencieuse des repliés avance.
Les repliés, ce sont tous ces individus égarés de la vie et/ou réactionnaires qui croient que le retrait économique, l’entre soi identitaire, une politique à la Robin des Bois va les sauver du désastre entonné à longueur de journaux.
Il faut se méfier de ces nationalistes nauséabonds que le bruit de bottes fascine et qui rêvent encore d’une ligne Maginot, d’un cordon sanitaire qui les garderaient d’une supposée contagion mondialiste.
En France, ils sont portés par l’élan du parti d’extrême droite dont la présidente est montrée dans la presse comme une « candidate normale » alors qu’elle n’est que le reflet faussement angélique de son diable de père. Il est vrai que les candidats à la candidature étant tous d’un acabit d’épouvantail, une frange conséquente de la population se dit qu’après tout, pourquoi pas ne pas se laisser tenter par la politique du pire…
A gauche, Montebourg incarne cette vision archaïque du monde actuel, il se vautre dans une irréalité économique pour endormir les électeurs avec un mélange soporifique de protectionnisme dépensier, de dirigisme fascisant et de protestation tocarde.
Les deux autres candidats à la candidature socialiste ne vont pas se gêner pour attirer les repliés en leur faisant de fausses promesses nationalistes, en déclamant leur préservation bec et ongles de l’Etat providence pour alpaguer leurs votes. Les médias de gauche, manipulateurs d’opinion et majoritaires dans la presse, qui avaient déjà choisi Hollande —ils se sont bien plantés, attendons la suite !— ne font pas autre chose. Ce « candidat normal » qu’ils montrent comme l’homme providentiel, a pourtant le triste profil du replié : un esprit étroit, un individu falot et timorée (c’est son ex-femme dépitée qui le dit), un minuscule homme d’appareil qui n’a jamais rien fait de consistant de sa vie, que personne ne connaît à l’étranger et qui n’a aucun entregent (c’est Martine Aubry gaillardie qui le dit), sinon sa petite cour franchouillarde de lèche-pouvoir qui déchante déjà.
Quel que soit le candidat, elle ou lui, il ne sera que le présidentiable du pis-aller n’ayant qu’une légitimité tiède et l’obligation de faire des compromis avec le ramassis des gauches, de l’extrême aux écolos.
A l’aune d’un monde en révolution, la France risque fort de rapetissée davantage sous la pression des repliés et d’un socialisme chanci… Gardons-nous de voter pour un candidat qui se préoccupe moins de l’avenir de la France et des Français que de son idéologie du repli.
Je
ne reviens pas sur l’hommage planétaire rendu à Steve Jobs, génial visionnaire qui a métamorphosé le high-tech complexe et froid d’ingénieur en un univers simple et cool de designer. Grâce à lui
et à sa firme, l’humanité est devenue mobile et connectée, plus intelligente et plus belle. Steve Jobs laisse derrière lui des millions d’orphelins et une histoire formidable, celle d’un
entrepreneur qui a cru en l’avenir, beaucoup devrait en prendre de la graine, je pense aux grincheux persistants et aux moisis du bulbe qui prospèrent...
Grâce à une politique marketing ciselée et soutenue par une stratégie de celebrity CEO, ses apparitions étaient l’objet d’un culte qui tenait en haleine ses fans et les autres. Désormais, ils incombent à ses héritiers de prendre la relève et poursuivre son œuvre.
L’exercice n’est pas aisé et Tim Cook, le nouveau PDG d'Apple —un jour avant la disparition brutale de Steve Jobs, signe prémonitoire ?, a essuyé les premières critiques. Il a en effet présenté une nouvelle version de l’iPhone, le 4S qui a déçu, tout comme sa prestation « qui n’aurait pas impressionné » selon les observateurs présents.
Quelle attitude d’enfants gâtés ??? Quelle muflerie de sales gosses blasés qui, maintenant que le « père » à rendu l’âme, crachent déjà sur sa tombe et promettent un grignotage rapide jusqu’au trognon de la firme à la pomme ?!
L’arboriculteur inventif est peut-être parti mais la pommeraie est toujours magnifique et va continuer à faire éclore de beaux fruits ! Parce que derrière Tim Cook, il y a 27 000 collaborateurs qui croient fermement au futur de leur entreprise, leader, riche, puissante. Laissons-leur le temps de faire leur deuil, laissons-leur le temps de s’acclimater aux nouveaux enjeux qui les attend, laissons-leur le temps de nous surprendre, encore et encore…
Photo : D.R.
Pour écrire les nouvelles histoires du
monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un
bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace,
l'indicible.
Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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