Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 08:52

Un avant goût hivernal et plein d'idées shopping bonnes pour le moral, sans parler de tendances mode, design et optiques : MO 11 du mois de novembre est donc en ligne...

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Par Le captologue - Publié dans : Objets
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 07:43

Ces derniers jours, deux publicités télévisuelles mettent en scène des braquages bancaires (un ressort fictionnel très usité dans le monde publicitaire) avec pour héroïnes des femmes…héroïques ! Des films dont la conclusion pourrait être en filigrane : « Elles ne pensent qu’à ça… »

La première publicité pour Zalando, e-marchand de chaussures, montre des femmes, passionarias de l'escarpin, sauter sur un livreur et dans le même temps se débarrasser des braqueurs venus faire sauter la banque. La seconde met en scène des criminels patibulaires et masqués terrorisant les clients d’une banque, parmi eux, une femme bravache se jette sur son sac à main abandonné sur un comptoir pour attraper… ses pilules contraceptives ! Une action signée par l’Inpes pour promouvoir la contraception.

Ces deux publicités bien calibrées et amusantes font écho à la situation actuelle où des margoulins masqués braquent le système financier international ; face à ce hold-up géant, on aimerait tant que des femmes se lèvent d’un bond pour flanquer une pichenette à ces braqueurs qui nous ont déjà fait le coup il y a trois ans.

Problème, les femmes ne sont toujours pas assez nombreuses aux postes de décision. Espérons que Christine Lagarde ait une passion pour les chaussures ? 

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 07:27

La presse a fait un large écho au dernier film de Steven Spielberg qui, avec 100 millions de dollars d’investissements marketing, a trouvé des relais bienveillants pour parler de sa passion enfantine pour le petit reporter belge.

Ce film en 3D est évidemment spectaculaire et on ne peut que se réjouir des images ébouriffantes qui tiennent le spectateur en haleine et son brushing en pétard. Le réalisateur a pris des libertés avec son héros embarqué dans une tornade d’événements enthousiasmants et c’est tant mieux. A cela s’ajoute, le parti pris contemporain du ton et de l’image, ce film est en effet une œuvre à part entière qui ne flirte pas avec la langueur (et longueur) « vintage » qui nous escagasse le regard et l’esprit depuis trop longtemps maintenant. Nous sommes loin, très loin de la version de 1961 réalisée par Jean-Jacques Vierne avec Jean-Pierre Talbot en Tintin et Georges Wilson en Capitaine Haddock. Reste que les deux films ont chacun leur singularité et il ne s’agit nullement de les comparer, avec pourtant un charme indéniable pour la version 1961 qui nous émeut pour la nostalgie qu'elle dégage.

Tinttin-en-61.jpgFrancois-Schuiten-a-propos-du-Tintin-de-Spielberg-Tout-ca-m.png

Ce qui dérange dans la version Spielbergienne, c’est le choix esthétique du film dû au procédé de « performance capture » (in English dans le texte) qui mélange images réelles et images d’animation : tout cela est trop léché et tout semble être recouvert d’une gelée lissante et brillante. Une « Jelly » (in English…) qui enveloppe les acteurs totalement méconnaissables derrière leur maquillage et leurs vêtements qui ont été entièrement redessinés par des ordinateurs.

Tout cela est typique de la tendance du cinéma d’action actuel qui doit ressembler à des jeux vidéo. D’ailleurs, le Tintin de Spielberg a évidemment son jeu officiel réalisé par Ubisoft et présenté au moment de la sortie du film. Un parfait exemple du courant movie-game qui séduit les grands studios dont les films sont l’alibi à des extensions Entertainment : peut-on encore parler de cinéma ?

 

Photos : D.R. 

Par Le captologue - Publié dans : Objets
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 08:16

Pendant que nous assistons à l’asiatisation de l’économie planétaire, le printemps arabe continue de modifier la géopolitique de l’orient. Hier sous le joug de dictateurs inflexibles, aujourd’hui (et demain) grâce à des révoltes démocratiques, les peuples se libèrent de la tyrannie, même au prix du sang à payer. Les états occidentaux (contraints d’encourager la libération après des décennies de complicité coupable), se félicitent : la démocratie gagne du terrain sous toutes les latitudes.

Les potentats qui dirigent ces pays sont chassés avec pertes et fracas, bientôt remplacés par des peuples souverains qui choisissent librement leurs dirigeants via le droit de vote. On applaudit.

Pour autant, il ne faut pas être naïf, dernièrement, les élections tunisiennes ont mobilisé les foules qui ont choisi majoritairement… le parti islamiste à la tête de leur pays ! Bien que ce parti jure privilégier le libéralisme et la laïcité, on doit s’interroger sur la forte poussée de l’islam politique (je ne parle pas de l’islam religieux malgré les confusions entretenues) qui s’installe dans ces pays (Egype, Lybie, Tunisie…) qui se libèrent et plantent le drapeau vert de l’islam à l’idéologie souvent assez peu progressiste et aux contours parfois réactionnaires voire guerriers.

Mais après tout, cela nous regarde-t-il ? Les urnes ont parlé, nous ne pouvons contester cette réalité qui renvoie pourtant à notre situation dans nos pays riches en voie de paupérisation : la fragilité des dirigeants en place, le manque de crédibilité des partis au pouvoir, ouvrent des boulevards à des partis extrémistes, des démagogues rancis dont les discours ne sont pas à proprement parlés réformistes et encore moins tolérants. Ce qui se passe là-bas, se passe ici. L’instabilité politique dans laquelle nous vivons inspire un climat de totalitarisme des esprits. Demain, les urnes risquent de libérer des crispations et des rancœurs, libérer des envies de dictature, d’idéologie de la haine… 

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 08:20

Cela n’aura échappé à personne, nous sommes dans une panade économique d’une sévérité dont on ne mesure guère encore l’intensité. Cette crise de confiance généralisée s’accentue encore face à l’incroyable atonie des pouvoirs politiques tétanisés par l’ampleur de la tache.

Dans de nombreux pays démocratiques dont la France et les Etats-Unis, le printemps 2012 est une période électorale au moment même où les studios Disney vont sortir un film mettant en scène de célèbres héros de Marvel Comics, maison d’édition rachetée en 2009 par The Walt Disney Company. Ainsi, une famille au grand complet de musculeux en panoplies moulantes va déferler sur les écrans du monde. The Hulk, Iron Man, Captain America, Thor, Black Widow, Nick Fury et Hawkeye, rien de moins, associent leur puissance pour combattre le méchant Lori dont le funeste destin est de détruire la terre.

Heros.jpgCes héros de papier et leurs aventures bruyantes vont sans doute connaître un grand succès, téléguidé par un puissant marketing, mais bien au-delà des salles obscures tant ils sont une parabole toute désignée dans l’inconscient collectif de l’humanité qui aimerait tant que des héros politiques combattent le mal qui nous ronge, qui aimerait tant voir poindre l’Homme providentiel qui la sauvera. Hélas, aux Etats-Unis comme en France (et ailleurs), les héros sont fatigués par l’usure prématurée de leurs incompétences minées par le clientélisme et la démagogie. Parmi les candidats à la présidentielle hexagonale, on cherche les Hulk, Iron Man, Captain America, Thor, Black Widow, Nick Fury, Hawkeye derrière le peu d’étoffe qui habille leurs ambitions minuscules. Le ciel nous tombe sur la tête, mais aucun de ces candidats n’aura la force suffisante pour repousser un destin aux allures mortifères qui assombrit l’avenir. Et malgré les incantations manipulatoires de la presse pour transformer François Moll’Hande en héros providentiel, il faut s’attendre à des années douloureuses, voire dramatiques avec un pouvoir aux petits bras.

Fort heureusement, il reste sur la terre des cieux cléments, des poches d’optimisme où il fait bon s’oxygéner. Certes, ça va mal, mais comme dans toutes les histoires héroïques, la fin est un happy end. Le tout est d’espérer que le film ne s’étire pas trop en longueur pour épuiser notre attention et forcer notre impatience à quitter la salle en cassant les fauteuils. 

photo : © Disney 

Par Le captologue - Publié dans : People
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JumellesPour écrire les nouvelles histoires du monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace, l'indicible.
Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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