Jeudi 1 avril 2010
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Le Salon de la Franchise, qui a fermé ses portes et a réuni 400 franchiseurs sur les 1 369 réseaux existants à de jour (soit 135 de plus qu’en 2008), a accueilli
pour la première fois l’enseigne Adam & Eve.
Inconnue ou presque des Français, cette enseigne appartient au groupe allemand Beate Uhse link, le grand spécialiste de
l’érotisme qui a réalisé un chiffre d’affaires de 253 millions d’euros grâce à un catalogue extensible de plus de 20 000 objets sexuels et 300 magasins, une offre créative destinée à stimuler et
à amuser les amateurs d’érotisme qui entendent sortir de la routine du légionnaire et de l’amour plan-plan.
Ce leader européen de l’érotisme, créé par madame Beate Uhse qui a ouvert son premier sex-shop en 1962 (elle est décédée en 2001), dispose d’un joli portefeuille de
marques connues dans le monde entier : Beate Uhse, Pabo, Christine Le Duc et Adam & Eve. Cette dernière marque link, qui est présente en France
depuis 2000 via un site Internet et sept magasins en propre, entend passer la vitesse supérieure pour ouvrir des magasins dans de nombreuses villes de l’Hexagone pour une raison bien
légitime : la France est le second marché de l’érotisme en Europe, derrière l’Allemagne.
Comme quoi l’axe franco-allemand, qui parfois semble tendu, n’est pas qu’une simple obsession politique et un rapport forcé entre deux peuples qui se sont tellement
fait la guerre, alors qu’ils ne pensent qu’à faire l’amour…
Photos : Adam & Eve
Par Le captologue
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Mercredi 31 mars 2010
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08:06
La tendance « proxilité » que j’avais identifiée il y a quelques mois, tendance qui répond à nos envies de proximité et de facilité pour le commerce,
trouve un écho inédit avec le plus grand distributeur du monde.
Le mastodonte américain Wal-Mart (qui est à lui seul un superlatif : le plus gros CA du monde : $404,16 milliards, le plus grand nombre de salariés au
monde : 2,1 millions, le plus grand nombre de magasins au monde : 7 820, le plus grand nombre de clients par jour : 25 millions) qui a toujours fonctionné selon une logique de
centralisation extrême des pouvoirs de décisions à Bettonville, Arkansas, s’adonne depuis peu à la stratégie de proximité.
Jusque-là, les dirigeants de Wal-Mart achetaient massivement des produits à bas coût qu’ils revendaient à bas prix dans leurs magasins sans se préoccuper, ou si
peu, de la zone de chalandise et donc des habitudes de consommation locales, désormais, l’heure est à la précision marketing, au marketing ethnique. En effet, le géant de la distribution crée des
magasins communautaires qui visent les populations hispaniques ou afro-américaines, mais aussi destinés aux communautés musulmanes. Mieux, l’enseigne a même ouvert un supermarché dans l’Ohio où
vit une importante communauté amish !
Inutile de préciser que tous ces magasins spécifiques disposent d’une sélection de produits adaptés aux sensibilités, aux modes de vie et aux modes de consommation
de ces communautés.
Cette stratégie de « proxilité » est opérée aussi par les enseignes européennes qui remettent en cause, sans la renier, le concept de « tout sous le
même toit » dans des boîtes en périphéries des villes qui a fait la fortune de la grande distribution, l’heure est à la proximité et au retour dans le centre des villes, près, plus près des
clients.
Par Le captologue
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Jeudi 4 mars 2010
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07:21
A l’heure du Salon de Genève, le secteur automobile vit des heures délicates sous nos latitudes et cherche des moyens d’attirer des consommateurs hésitants à se
lâcher sur un objet coûteux, encombrant, polluant… La passion automobile ne va pas disparaître, elle sera beaucoup moins partagée. Les constructeurs cherchent alors des parades hybrides
et autres, ils tentent de modifier leur stratégie marketing, leur concept de communication.
A l’image de la marque BMW réputé pour l‘opulence de ses véhicules qui change son discours publicitaire —puissance, vitesse, hyper technologie…— en caressant les futurs acheteurs dans le sens de
l’émotion. Ainsi, après « le plaisir de conduire », elle adopte le registre de la joie : un état de plénitude partagée, plus en phase avec une époque morose, que le
plaisir coupable se limitant à un état de contentement souvent égoïste : les BMW sont des automobiles de solitaire. Et de célibataires.
Cette joie ne semblait pas suffire à la firme de Munich qui a fait plancher marketeurs et publicitaires pour pondre une nouvelle signature : « La joie est visionnaire ».
Je ne veux pas jouer les gratte-papier méticuleux, mais comment un sentiment de bonheur, un désir, une aspiration peuvent-ils être capables d’anticipation ??? Que la marque elle-même soit
visionnaire, passe encore, qu’elle est l’intuition de l’avenir, on le souhaite pour elle, mais que le sentiment de bonheur vif et fugace inspiré par la joie provoque une vision me sidère.
Si la marque BMW veut convaincre de l’agrément à conduire ses véhicules, elle devra mieux la qualifier pour ne pas être disqualifiée avec un positionnement aussi creux.
Par Le captologue
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Lundi 15 février 2010
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07:29
Hier, j’ai vu à la télévision une publicité signée par la Fédération Française de Football pour nous convaincre, citoyens contribuables, d’accueillir la Coupe UEFA
en 2016. Je n’ai jamais pris les instances footballistiques nationales (et mondiales) pour des foudres de subtilité, pour preuve, ce spot (il y en a deux en réalité) d’une platitude créative qui
afflige l’intelligence : tous les clichés du bon peuple français sont ramassés en quelques secondes avec des (très) mauvais acteurs qui incarnent la diversité républicaine et bien pensante.
La FFF nous refait le coup du « tous ensemble » avec cette campagne franchouillarde réalisée par Young & Rubican qui joue « la spontanéité, l’émotion et une envie partagée par
toutes les générations » indique un communiqué de la fédération sur son site Internet qui semble très fière aussi de la campagne d’affichage bleu démago.
Et comme cela ne suffisait pas, le communiqué
signale que ce déploiement publicitaire met en valeur, « l’éthique, la fraternité, la générosité, l’écologie, le partage ». Tout y est ! C’est ce qu’on appelle la voiture-balai des
bons sentiments à la mode, exactement l’inverse de ce qu’incarne le football aujourd’hui dont les enjeux sont essentiellement financiers et nationalistes où grenouillent racistes et mutilés
cérébraux.
Cette désolante campagne n’est pas sans rappeler la candidature parisienne pour les J.O. menée par le maire socialiste de Paris qui était d’une rare ringardise : nos voisins anglais
l’avaient emporté haut la main avec une vision autrement plus contemporaine du sport que les cocoricos d’alors bramés par des élus ensuqués de leur pouvoir. Seulement en France, on aime à penser
que parce que nous sommes le pays des droits de l’homme (sic !), il faut tenir des discours pontifiants. Il suffit de se pencher sur le bidet nauséabond de nos politiciens lorsqu’ils
débattent de « l’identité nationale » : une vraie honte d’être français…
Cela dit, que la France accueille ou non l’Euro 2016, je m’en bats l’œil, je n’aime pas le foot.
Pour voir ces deux pathétiques clips de pub : link et link
Photo : D.R.
Par Le captologue
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Jeudi 11 février 2010
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06:25
Après le lancement l’année dernière de Grazia, hebdomadaire du groupe Mondadori, le groupe Marie Claire sort aujourd’hui Envy et le groupe Lagardère annonce Be le
19 mars prochain.
Ce qui caractérise ces trois magazines est qu’ils visent les mêmes lectrices : les 20-35 ans « bien dans leur peau, bien dans leur vie, folles de mode et fans de people », des
filles/femmes qui ont du pouvoir d’achat et raffolent de bons plans. Apparemment, un segment porteur, les ventes de Grazia se portent bien, et les groupes Marie Claire et Lagardère ambitionnent
des tirages à la hauteur de leur concurrent : autour des 200 000 chaque semaine.
Mardi, le board de Lagardère publicité présentait à un parterre d’annonceurs potentiels une armada de supports et d’outils autour de la marque « Be » qui se veut, selon ses
protagonistes, une marque globale. Car ce « Be » n’est pas qu’un magazine, il est déjà un site web Be.com, « la première communauté 100% mode » (en vérité ce n’est pas la
première, Modepass.com a ouvert la voie), une boutique en ligne, la Be Boutique, une appli iPhone et demain des programmes courts pour les chaînes TV et radio du groupe Lagardère.
Je ne sais pas si cette « ruche » à 360° va attirer les « bees » très sollicitées par les éditeurs de presse, mais il est certain que ce positionnement multimédia devrait
séduire cette communauté de modeuses « omnibranchées ». Et la boutique en ligne transformer la marque Be en machine à cash. Après-demain, si ça marche, pourquoi ne pas imaginer des
collections de mode, d’accessoires, de beauté siglées Be pour boucler la boucle, le terrain sera bien préparée…
Sans doute, une manière d’aborder un nouveau virage pour la presse papier confrontée à une presse numérique qui grignote des parts de lecture jour après jour sans encore trouver un équilibre
financier.
Par Le captologue
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