Tendances

Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 07:29

Les Américains sont un peuple toujours formidable à observer : à la pointe de la consommation, ils préfigurent les excès et les retraits de notre société.

Mc-Do-Le-captologue.jpgRécemment, dans le comté de Santa Clara en Californie, les autorités ont décidé d’interdire purement et simplement le Happy Meal de la compagnie fast-foodique McDonald’s.

En vérité, ils ont décidé de l’amputer du Happy pour ne garder que le Meal. Comprenez, les gamins devront se contenter de mâcher leur hamburger et téter leur coca, ils seront désormais privés des multiples gadgets en plastique qui accompagnent ces repas dans leur box rouge et les incitent à manger davantage sans faim.

Il ne faut pas y voir une quelconque attaque protectionniste contre ces jouets fabriqués en Chine, mais une bataille contre l’obésité qui touche un enfant sur quatre à Santa Clara, contre 1 sur 5 dans le reste dans Etats-Unis. Donc, non content de ne plus contenir de jouets, pousse-au-crime boulimique, le Happy Meal devra se limiter à 485 calories, autant dire une punition pour un petit Américain qui passe un gros tiers de sa vie à sucer et à mastiquer.

McDo 2 Le captologueLobbies et détracteurs se sont élevés contre cette restriction arguant que ces jouets servaient de cadeaux de Noël aux enfants pauvres !

Et moi qui entendait mener un combat contre les œufs Kinder Surprise et leur piètre chocolat garni d’une saloperie en plastique, je vais réfréner mes élans militants : les pauvres gosses sont déjà gras et mal nourris, si en plus, je leur prive de petit Noël... 


Photos : D.R. 

 

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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 07:27

L’été arrive bientôt avec ses images de trêve, de soleil, de plage, de glaces, de farniente, de barbecues, de pique-niques, de bouchons sur les routes et de régimes !

La grande saga des régimes avant l’été, marronnier s’il en est de la presse féminine, attaque les couvertures avant de s’attaquer aux graisses colmatées dans tous les recoins pendant un hiver long comme un jour sans pain, mais avec gâteaux et plats roboratifs pour réchauffer le moral.

C’est aussi le retour du débat sur la pilule Alli du laboratoire GlaxoSmithKline contre l’obésité en vente libre depuis l’année dernière. Alli semble faire un tabac en France qui est devenu le premier marché européen pour le laboratoire, devant l’Espagne et le Royaume-Uni. Est-ce à dire que les Françaises sont les plus grosses d’Europe ?

Pas vraiment constate l’Agence française de sécurité sanitaire du produit de santé (Afssaps) qui dénonce son usage excessif  : plus de 25% des femmes qui la prennent ne sont pas en situation de surpoids et donc devraient s’abstenir de suivre un régime aussi drastique. Car la pilule qui fait maigrir, « fait surtout aller aux toilettes », arguent ses détracteurs.

Reste que la « magie » d’Alli ne peut opérer sans un minimum d’hygiène alimentaire ce que semblent oublier des consommatrices trop heureuses de croire au miracle sans effort : Alli c’est forcément avec le baba.

Une chose est certaine, ce rendez-vous pré-estival de la minceur formatée, est une aubaine pour les margoulins et les opportunistes qui concoctent des illusions auxquelles veulent croire des femmes plus souvent obèses de la tête que des hanches. 

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 08:02

Hotel-Bellechasse-le-captologue.jpgLes marques ou les créateurs de mode sont souvent sollicités pour sortir de leur cadre vestimentaire et aborder d’autres rivages.

L’hôtellerie en est un, avec une flopé grandissante d’hôtels « couture » : Christian Lacroix avec l’hôtel du Petit Moulin et l’hôtel Bellechasse à Paris, le fabricant de chaussures cool Camper avec ses Casa Camper à Barcelone et à Berlin, Bottega Veneta avec le Saint-Régis à NY, Donatella Versace avec le Palazzo Versace à Milan et Dubaï, le modiste Philip Tracy avecThe G à Londres, Giorgio Armani avec le Armani Hotel Dubaï, Missoni et ses hôtels Missoni à Edimbourg, à Koweit City et bientôt à Paris et Milan, Moschino avec la Maison Moschino à Milan, le joaillier Bulgari avec les Bulgari Hotels & Resorts à Bali, Milan et Tokyo, la marque Miss Sixty avec le Sixty Hotel à Milan, Azzedine Alaïa avec l’hôtel 3Rooms à Paris, Stella Cadente avec sa Maison d’Hôtes à Provins…

Hotel-Missoni-le-captologue.jpg

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Palazzo Versace La captologue

Le succès de ces établissements tient à la mutation que vit l’hôtellerie depuis quelques années avec une premiumisation notable et une clientèle fashionista qui cherche à se vautrer dans des canapés moins convenus que l’hôtellerie classique. Et pour les marques, il s’agit d’opérer une diversification somme toute naturelle : mode et art de vivre cohabitent aisément avec une grammaire commune basée sur la branchitude.

 

Dans cette même foulée, le groupe LVMH, toujours à l’affût d’opportunité de business, a décidé de créer une filiale ad hoc —LVMH Hotel Management— pour développer des palaces ultra chics et ultra chers en développant pour commencer la marque Cheval Blanc en référence à l’hôtel qu’il détient déjà à Courchevel et bien sûr au grand cru saint-émillion que possède aussi Bernard Arnault. 

Est-ce que le site de la Samaritaine qui appartient au groupe et qui est toujours en friche va être transformé en hôtel Dior, aux côtés des surfaces de bureaux et des appartements « sociaux » (sic !) prévus ? Le concept serait attractif avec une marque de couture parisienne flamboyante dans un bâtiment emblématique de la capitale. A moins que ce ne soit la cash machine Louis Vuitton ou encore un hôtel pétillant pour le champagne Moet-Henney… A suivre.  

 

Photos : D.R.

 

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 07:59

Les instances étatiques, engluées dans la crise économique dont ils aimeraient sortir, cherchent à revaloriser tout ce qui fait les particularités (je n’ai pas dit les exceptions…), les forces et les faiblesses de la marque France.

Le pays des grèves, de l’étatisme envahissant, des fonctionnaires grincheux en surnuméraires, des règles et des lois inutiles, des impôts et des taxes tous azimuts, de la paresse, des paysages variés, de la mode, du luxe, de la grande cuisine et des petits plats, de l’amour, de la natalité triomphante, de l’innovation, de l’arrogance, de la déprime… n’est pas  à proprement parlé dans une situation catastrophique. Certes, les produits français se vendent mal, mais bon an mal an, la marque France rayonne dans le monde, sauf dans l’hexagone où ce sont les Français qui ne croient pas en elle !

C’est ce qui ressort du baromètre Viavoice/W & Cie qui tente de saisir ce qui cloche au pays de cloche merle.

Le pessimisme du peuple français est tenace : 64% des personnes interrogées pensent que le pays est moins performant dans une mondialisation qui les hérisse. S’ils admettent que la France possède des atouts (qualité des infrastructures, modèle social, qualité de vie), ils  nombreux à être  convaincus que le pays a peu de résistance face à la crise, que l’enseignement est médiocre, que la capacité d’innovation est faible et que le rayonnement culturel pèse peu. 

La morgue française qui horripile les étrangers s’efface de plus en plus, prise en étau entre des Etats-Unis toujours leaders et des pays asiatiques, Chine en tête, en passe de dominer le monde. Il est vrai que la France, dans une Europe qui ne parvient toujours pas à dégager une ligne politique claire, ne pourra pas lutter contre ces mastodontes. Reste que si les Français ne jettent pas leurs antidépresseurs à la poubelle, s’ils ne cessent pas de se regarder le nombril en pleurant sur leurs gloires perdues, s’ils ne se décident pas de travailler mieux pour gagner plus en considération, et s’ils s'entêtent à suivre les débats stériles de politiciens moisis, la marque France trouvera un écho de plus en plus faible à l’extérieur des frontières.

Alors, peuple français, aime-toi, le monde ne t’aimera que mieux…  

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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 07:19

Le captologue Ikea 2Identifiable par ses hangars bleu dur et son logo jaune agressif, Ikea, le spécialiste suédois du meuble en kit apprécié pour son design démocratique et ses prix doux, participe très largement à l’enlaidissement des périphéries des villes en développant des zones commerciales sans âmes. Et déprimantes, encastrées entre des autoroutes embouteillées, des banlieues sordides et des ronds-points débilitants pour la circulation, grande spécialité française.

Le captologue Ikea 1

Implanté en Russie depuis 2000, Ikea se lance dans une stratégie plus humaine et plus culturelle en faisant appel à des artistes pour habiller ses hangars. « Nous voulons créer une vie plus belle au quotidien pour le plus grand nombre », a confié au Journal des Arts (2 avril 2010) Hakan Pehrsson, chef du développement  commercial des centres Ikea en Russie. Le géant mondial s’est entouré de conseillers en art pour choisir des artistes internationaux et locaux à qui seront commandés des œuvres. Les futurs magasins Ikea vont inclure ces commandes artistiques dans leur conception.

On ne sait pas si cette bonne initiative russe sera étendue aux quelque 250 magasins existants et aux prochains en projet dans les autres pays du monde, une chose est sûre, les affreux hangars bleus ne sont pas prêts de quitter nos paysages urbains.

 

Le captologue Ikea

 

Photos : D.R.

 

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Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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