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Prédateurs vs consommateurs

Après des débats sans fin et stériles avant l'été autour des Macronnettes, le fourre-tout législatif voté non sans mal et braillements d’Emmanuel Macron censé « débloquer » la France, les prédateurs de la République entendent battre le fer et le pavé pour continuer à préserver leurs prébendes.

Je veux parler de l’ouverture des magasins le dimanche combattue par les syndicats qui ne représentent qu’eux-mêmes (faut-il rappeler que la France à la taux de syndicalisation le plus faible des économies de l’OCDE, soit moins de 6%) et n’ont qu’un objectif : défendre leurs acquis au mépris des règles communes, au mépris d’une monde économique en plein bouleversement.

Ces syndicalistes ne sont pas les seuls, les socialistes qui sentent le renfermé, gauchistes chancis, n’acceptent pas non plus les changements de paramètres mondiaux, continuant à vouloir étatiser les entreprises par des lois iniques, des charges, taxes et impôts éradicateurs, continuant à rogner les libertés des citoyens, continuant à vivre hors sol démocratique... Et je ne parle pas de la posture de la Hidalgo, dictateur en jupon, qui, par contradiction et gesticulation politicienne, combat elle aussi l’ouverture des magasins le dimanche à Paris !

Ces prétendus représentants républicains refusent d’accepter une évolution pourtant très claire : l’accélération de la globalisation dans un monde ultraconnecté qui met à mal les entreprises traditionnelles et les modes de pensées du siècle dernier. La troisième révolution industrielle en marche liée aux technologies de l’information, de la création et de la production créent une « surabondance d’opportunités » selon Valentine Ferréol, respectivement présidente et vice-président de l'institut G9+ et Luc Bretones (in Les Echos), pour des individus — vous et moi —, qui décapitent les règles et les pouvoirs centralisateurs au profit d’une réactivité atemporelle et « aspatiale ».

Nous disposons « de capacités de calcul et d'action en réseau jusque-là réservées aux grands groupes ou aux institutions publiques : en deux cents ans, la vitesse de transmission de l'information a été multipliée par 100 milliards », constatent Valentine Ferréol et Luc Bretones. Cette capacité crée une rupture, certes violente mais inévitable, entre les connectés et les déconnectés de la réalité, entre ceux qui vivent dans le village global et les autres, dans un village gaulois qui sera balayé bientôt par la tempête numérique.

Images : D.R.

Tag(s) : #Idées

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