Les Etats-Unis sont sans aucun doute le plus jeune Etat parmi les pays matures, une jeunesse qui se traduit par l’attractivité des investisseurs, en effet dans le top 10 Bloomberg 2011 des plus grosses capitalisations boursières de la planète, sept entreprises américaines dominent, puis deux chinoises et… une seule européenne !
Plusieurs constats face à ce palmarès.
Premier constat, dans la tempête financière loin d’être achevée, les investisseurs ne privilégient pas le risque, or les pays émergents encore instables et l’Europe incapable d’exister politiquement sont une menace pour l’équilibre du monde. Pas les Etats-Unis qui, bien qu’endettés au-delà du pensable, demeurent la première puissance économique, financière, culturelle et militaire du monde.
Deuxième constat, deux types d’entreprises dominent dans ce top 10 : les compagnies pétrolières et les sociétés high-tech. Les américaines Exxon Mobil et Chevron, la chinoise Petrochina, l’européenne Royal Dutch Shell, puis les américaines Apple, Microsoft, IBM et Google pèsent ensemble 2 151,48 milliards de dollars de capitalisations boursières, soit grosso modo l’équivalent du PIB de la France ! (Dans ce palmarès, on trouve aussi la banque chinoise ICBC et le distributeur Wal-Mart, deux « anomalies », en effet, la banque et les hypermarchés ne sont pas à proprement parlés des valeurs refuges ni des valeurs d’avenir).
Troisième constat, le pétrole et la high-tech sont assurément des secteurs prometteurs. Le premier va rester cher et le devenir davantage en demeurant l’énergie dominante pendant les vingt à trente prochaines années. Le second continue de bouleverser toute l’économie mondiale et les modes de vie de l’humanité.
Cette suprématie américaine a certes des pieds d’argile, mais l’oncle Sam a de la ressource : le dollar, la jeunesse, la foi dans l’entreprise, la croyance dans l’avenir. Tout ce qui manque à la vieille Europe qui sera bientôt reléguée derrière les émergents quand leur stabilité sera efficiente, ce qui est pour demain…
Hier sous le sapin, petits et grands ont déballé leurs cadeaux, nombreux espérons-le pour les plus gâtés, mais il est
à parier que peu de ces présents auront été fabriqués en France. Les candidats à la candidature, notamment les plus populistes, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par le centre, se
gargariseront du désert industriel d’une France sans usines qui perd inéluctablement des parts d’attractivité sur les marchés mondiaux, d’une France incapable de produire des cadeaux pour Noël.
Evidemment, ces candidats bonnets blancs et blancs bonnets entament les mêmes refrains patriotiques sans apporter de solutions réalistes, sinon celles de fermer les frontières, de nationaliser
les banques, d’opprimer les entreprises, d’inciter les consommateurs à acheter français, de régresser dans le dirigisme économique et d’obliger le Père Noël à relocaliser ses ateliers...
Comme chaque année à cette période, le magazine Time consacre la « Person of the Year ». Plutôt qu'une personnalité fortement médiatisée et d'envergure internationale, 2011 sacre un anonyme sous la bannière du « protester » derrière lequel se cache la horde des révoltés qui se mobilisent contre tel ou tel système économique, contre tel ou tel régime
politique.
La vague des maxi-scooters en Europe a démarré en 2001 avec le Yamaha TMax 500 qui s’est
vendu à plus de 180 000 exemplaires en dix ans. Depuis, d’autres marques de deux-roues ont embrayé pour satisfaire une demande grandissante d’urbains las des embouteillages pléthoriques qui
recherchent des véhicules puissants, rapides et polyvalents pour se faufiler dans des artères encombrées au bord de la trombose.
Le succès des maxi-sccoters et des tri-scooters fait écho au triomphe du 4x4 qui ne se dément pas depuis
plusieurs années. Les conducteurs contemporains, hommes et femmes, qui ne veulent pas prendre des transports collectifs déficients et n’entendent pas s’essouffler sur des bicyclettes, chevauchent
ces nouvelles montures à fortes cylindrées, confortables et dynamiques. Les constructeurs ne s’y trompent pas, l’éventail des scoots déjà conséquent s’élargit et la concurrence s’aiguise :
Honda Integra, Peugeot Metropolis 400i, Gilera Fuogo 500ie, BMW C 650 GT et C 600 Sport, Gilera Quadro 3D et même 4D, l’italien inaugure en effet le scooter à… quatre roues ! De quoi
rapprocher un peu plus les amateurs de 4x4 qu’ils chérissent sur les sentiers battus. Preuve aussi que les citadins pressés ne sont guère sensibles aux sirènes écolos des transports "doux" : se
déplacer ne veut pas dire se balader…
Pour écrire les nouvelles histoires du
monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un
bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace,
l'indicible.