Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:08

Les Etats-Unis sont sans aucun doute le plus jeune Etat parmi les pays matures, une jeunesse qui se traduit par l’attractivité des investisseurs, en effet dans le top 10 Bloomberg 2011 des plus grosses capitalisations boursières de la planète, sept entreprises américaines dominent, puis deux chinoises et… une seule européenne !

Plusieurs constats face à ce palmarès.

Premier constat, dans la tempête financière loin d’être achevée, les investisseurs ne privilégient pas le risque, or les pays émergents encore instables et l’Europe incapable d’exister politiquement sont une menace pour l’équilibre du monde. Pas les Etats-Unis qui, bien qu’endettés au-delà du pensable, demeurent la première puissance économique, financière, culturelle et militaire du monde.

Deuxième constat, deux types d’entreprises dominent dans ce top 10 : les compagnies pétrolières et les sociétés high-tech. Les américaines Exxon Mobil et Chevron, la chinoise Petrochina, l’européenne Royal Dutch Shell, puis les américaines Apple, Microsoft, IBM et Google pèsent ensemble 2 151,48 milliards de dollars de capitalisations boursières, soit grosso modo l’équivalent du PIB de la France ! (Dans ce palmarès, on trouve aussi la banque chinoise ICBC et le distributeur Wal-Mart, deux « anomalies », en effet, la banque et les hypermarchés ne sont pas à proprement parlés des valeurs refuges ni des valeurs d’avenir).

Troisième constat, le pétrole et la high-tech sont assurément des secteurs prometteurs. Le premier va rester cher et le devenir davantage en demeurant l’énergie dominante pendant les vingt à trente prochaines années. Le second continue de bouleverser toute l’économie mondiale et les modes de vie de l’humanité.

Cette suprématie américaine a certes des pieds d’argile, mais l’oncle Sam a de la ressource : le dollar, la jeunesse, la foi dans l’entreprise, la croyance dans l’avenir. Tout ce qui manque à la vieille Europe qui sera bientôt reléguée derrière les émergents quand leur stabilité sera efficiente, ce qui est pour demain… 

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 07:49

L’année 2012 est annoncée par les oracles patentés comme une année de récession, de rigueur, de tensions extrêmes entre les grands blocs économiques, de régates présidentielles qui vont prendre l’eau et bien sûr en acmé de ces drames, l’apocalypse le 21 décembre, à vos cassettes !

En réalité, 2012 va connaître un mouvement majeur qui a émergé l’année dernière et va godiller sans ciller, je parle de la tendance au lisse. Initiée par le célèbre coiffeur Jean-Louis David, cette tendance apporte un souffle nouveau sur un monde complexe comme une chevelure bouclée où l’entrelacs des crinières offre un spectacle démoralisant pour une humanité qui ne rêve que du bel apaisement du crin sans ondulation sournoise. Derrière le slogan explicite et puissant —« C’est décidé, j’arrête de boucler ! »—, se cache un appel vibrant à la sérénité par le lisse. Pourquoi ? Parce que sur le lisse tout glisse, un effet Téflon qui envoie dinguer les moutons noirs du pessimisme et les postiches tourmentés des politiciens et des économistes qui coupent les cheveux en quatre pour vendre leur miasmatique crise qui traine en longueur et en pointes fourchues.

En 2012, lâchez vos boucles, soyez lisse, soyer léger, soyez heureux… Bonne année lustrée ! 

 


Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 09:38

santa01-516x340 Hier sous le sapin, petits et grands ont déballé leurs cadeaux, nombreux espérons-le pour les plus gâtés, mais il est à parier que peu de ces présents auront été fabriqués en France. Les candidats à la candidature, notamment les plus populistes, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par le centre, se gargariseront du désert industriel d’une France sans usines qui perd inéluctablement des parts d’attractivité sur les marchés mondiaux, d’une France incapable de produire des cadeaux pour Noël. Evidemment, ces candidats bonnets blancs et blancs bonnets entament les mêmes refrains patriotiques sans apporter de solutions réalistes, sinon celles de fermer les frontières, de nationaliser les banques, d’opprimer les entreprises, d’inciter les consommateurs à acheter français, de régresser dans le dirigisme économique et d’obliger le Père Noël à relocaliser ses ateliers...

Le problème n’est pas tant les délocalisations qui touchent tous les pays (mêmes les émergents !) qu’une nation qui n’aime pas l’idée même de l’entreprise. Près de quarante ans de lavage de cerveau par un état providence et nourricier auront réduit l’économie à une horreur ultra libérale. Car, ce que les politiciens toujours enclins au changement déclaratif et peu actifs dès qu’ils sont assis sur les sièges du pouvoir, masquent derrière leur incantation du « fabriqué en France », c’est la réalité d’un pays qui dénigre l’entrepreneur, ses succès, ses fortunes, d’un pays qui étouffe l’économie sous des réglementations et des charges inflationnistes, d’un pays qui a peur de son ombre agitant le principe de précaution au moindre écart, d’un pays pour qui le risque doit être égal à zéro (les bénéfices aussi…), d’un pays dont le génie créatif s’égare dans les rodomontades d’un modèle social mortifère…

Ce n’est pas tant le « fabriqué en France » qu’il faut valoriser, c’est le « entrepris en France » pour favoriser cette part de génie, stimuler l’esprit d’entreprendre et montrer aux citoyens crédules que ce n’est pas le fantasme collectiviste de la relocalisation qui créera des emplois et de la richesse, mais un climat libérale pour laisser les innovateurs respirer et semer les idées de demain qui séduiront le monde entier. 


Photo : © cine-asie.fr

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 08:20

Le-captologue-Times.jpgComme chaque année à cette période, le magazine Time consacre la « Person of the Year ». Plutôt qu'une personnalité fortement médiatisée et d'envergure internationale, 2011 sacre un anonyme sous la bannière du « protester » derrière lequel se cache la horde des révoltés qui se mobilisent contre tel ou tel système économique, contre tel ou tel régime politique.

Qu'ils soient Espagnols, Grecs, Tunisiens, Égyptiens, Marocains, Anglais, Américains, Russes..., ces « indignés » manifestent chacun à leur façon, avec colère pour les uns en caillassant les forces de l'ordre, ou avec détermination en campant dans des lieux symboliques d'un pouvoir qu'ils maudissent. Ces révoltés des temps modernes brandissent les mêmes slogans où domine le définitif « Dégage ! » pour suggérer un changement radical de règles du jeu international. Car cette génération en réseaux entend bouleverser l'ordre du monde avec une révolution planétaire et plutôt pacifique, malgré quelques écarts violents. En effet, ces garçons et ces filles abreuvés à « FaceTube » incarnent la première génération globale et mondialisée, la première génération dont le sort est vraiment liée par des enjeux universels qui semblent dépasser leurs aînés.

De ce point de vue, leurs actions sont à la fois rassurantes et positives pour l'avenir qui nous appartient tous, loin des pensées moisies des « repliés », tous ces vieux dans leur tête, indignes et obsédés par leur retraite, la relocalisation pathétique de leurs vieilles industries, des seniors terrorisés par leur ombre qui n'aspirent qu'a un entre-soi nationaliste.

Ces millions de protestataires, militants d'aucune cause, sinon, celle d'un monde meilleur, sonne une forme de réveil romantique ; des contestataires courageux qui « ont déjà changé l'histoire, et changeront l'histoire à l'avenir », remarque Rick Stengel, directeur de la rédaction du Times. Enthousiasmant : à condition d’être nombreux à le vouloir et à y croire, un peu...

 

Image : © Time

Par Le captologue - Publié dans : People
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 08:23

Lors du dernier salon du deux-roues motorisé à Paris ressuscité après quatre ans d’absence, plus de 180 000 visiteurs passionnés ont conforté une tendance majeure : l’attraction pour les grosses cylindrées. Les grands constructeurs et les plus modestes ont déployé de belles mécaniques avec des motos puissantes, très puissances et des scooteurs vrombissants loin des chétives mobylettes d’antan. Mieux, l’ère est au maxi-scooter dont la motorisation peut dépasser les 800 cm3 comme l’Aprilia SRV 850.

Scooter-Yamaha-TMax-500-06-Moto-GP.jpgLa vague des maxi-scooters en Europe a démarré en 2001 avec le Yamaha TMax 500 qui s’est vendu à plus de 180 000 exemplaires en dix ans. Depuis, d’autres marques de deux-roues ont embrayé pour satisfaire une demande grandissante d’urbains las des embouteillages pléthoriques qui recherchent des véhicules puissants, rapides et polyvalents pour se faufiler dans des artères encombrées au bord de la trombose.

L’arrivée en 2006 du Piaggio MP3 accélère le phénomène, ce scooter à trois roues rassure des conducteurs peu habiles, effrayés par les chutes et encore hésitants à manipuler des scooters classiques.

Scooter--mp3-500.jpgLe succès des maxi-sccoters et des tri-scooters fait écho au triomphe du 4x4 qui ne se dément pas depuis plusieurs années. Les conducteurs contemporains, hommes et femmes, qui ne veulent pas prendre des transports collectifs déficients et n’entendent pas s’essouffler sur des bicyclettes, chevauchent ces nouvelles montures à fortes cylindrées, confortables et dynamiques. Les constructeurs ne s’y trompent pas, l’éventail des scoots déjà conséquent s’élargit et la concurrence s’aiguise : Honda Integra, Peugeot Metropolis 400i, Gilera Fuogo 500ie, BMW C 650 GT et C 600 Sport, Gilera Quadro 3D et même 4D, l’italien inaugure en effet le scooter à… quatre roues ! De quoi rapprocher un peu plus les amateurs de 4x4 qu’ils chérissent sur les sentiers battus. Preuve aussi que les citadins pressés ne sont guère sensibles aux sirènes écolos des transports "doux" : se déplacer ne veut pas dire se balader…

 

 


Photos et vidéos : © Yamaha, Gilera.

 

Par Le captologue - Publié dans : Objets
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JumellesPour écrire les nouvelles histoires du monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace, l'indicible.
Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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