Jeudi 26 janvier 2012
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Dans la comédie de Jacques Besnard, « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule » datant de 1975, le trio
Serrault, Lefebvre et Blier se frottent à Madame Rose, une dame-pipi de la Gare de l’Est ; incarnée par Tsilla Chelton, cette préposée aux besoins pressants qui vit dans la faïence et le
désodorisant, parvient à casser son ennui en détournant la naïveté des protagonistes. Et ce d’autant que Madame Rose ancrée dans son sous-sol une grande partie de son existence, n’a pas eu la
chance de profiter de la créativité des designers pour décorer ces lieux de passage où chacun fait ses petites affaires le plus rapidement possible pour fuir les pestilences et les sordides
éclairages au néon, en lançant un pièce dans une soucoupe, le mépris au bord des lèvres. L’homme est ainsi, il abandonne chaque jour une partie de lui-même sans se retourner…
Pour faire oublier ces désagréments, le fabricant de papier toilette branché Renova ou l’enseigne haut de gamme Point WC s’attachent depuis
quelques temps à créer des petits coins publiques confortables et luxueux comme une suite d’hôtel, un lieu plaisant où la notion d’aisance prend enfin tout son sens.
Dans cette même optique de transformer un endroit où l’on passe en un espace où l’on vit un moment agréable, la société Viparis, gestionnaire de
salons et de sites d’exposition, a décidé de réaliser une mise en scène (mise en image devrait-on dire) étonnante, une véritable métamorphose des toilettes du Pavillon 7 implanté dans le parc
Paris Expo Porte de Versailles. Un duo d’agences, Next One et Mon Moulin, a été mandaté pour créer un habillage « total covering » très spectaculaire qui plonge le visiteur et ses
envies dans un environnement dépaysant grâce à des adhésifs collés du sol au plafond sur des thèmes évocateurs : campagne, banquise, arty, mode et jeux vidéo.
Inutile de dire que pénétrer ici surprend, et uriner devient enfin un voyage, déféquer une traversée... Si les visiteurs
apprécient la balade, la société Viparis va poursuivre l’expérience dans les toilettes de tous ses sites dans la capitale, et ils sont nombreux.

Photos : © Viparis
Par Le captologue
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Mardi 24 janvier 2012
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Dans le Financial Times, l’éditorialiste John Lloyd observe que le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse interroge une Europe qui sombre de
plus en plus dans le « narcissisme nationaliste ». Il suffit d’observer ce qui se passe en Hongrie dont le Premier ministre Viktor Orban, ultra conservateur, enferme son peuple dans une
structure autoritaire comme le fantasment toutes les extrêmes droites européennes qui fascinent tant les politiciens dont ils banalisent la parole.
C’est aussi vrai en France où les prétendants au poste suprême se collent de plus en plus au discours de la présidente du parti
national-nationaliste qui veut entrainer les Français dans l’isolement total. Comme en Hongrie.
Ces candidats entonnent peu ou prou le même refrain populiste d’une réindustrialisation pathétique, du rejet d’une Europe « germano
centrée », d’impôts et de taxes patriotiques « contre le monde de la finance qui a pris le contrôle de nos vies » pour reprendre les propos du candidat du Parti Socialiste qui a
présenté un programme ahurissant de ringardise.
Avec son slogan aussi plat (« le changement, c’est maintenant ») que ses idées, il ne promet rien d’autre qu’une
économie administrée, le travailler moins pour perdre plus, des retraites au rabais, un matraquage fiscal, une absence totale de réformes majeures, une exclusion mondialiste, une France rencognée
dans son hexagone de plus en plus étroit. Pas de vision futuriste, pas de perspectives d’avenir, et le rêve qu’il propose aux Français s’annonce déjà comme un cauchemar. D’autant que sans
financiers, on se demande comment le postulant socialiste va payer les dépenses de l’Etat dispendieux auquel il aspire. Face à ce vide terrifiant, une seule chose est certaine, le narcissisme
nationaliste, maladie obsessionnelle qui touche tous ces politicards, ne va pas aider la France à entrer enfin dans le nouveau millénaire…
Par Le captologue
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Lundi 23 janvier 2012
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La semaine dernière, Shandong Heavy industry, société chinoise spécialisée dans les tracteurs, les bulldozers et les moteurs Diesel (€ 7,5 Mrds de CA, € 1,1 Ms de
bénéfices) a racheté pour $ 500 Millions le producteur italien de yachts de luxe Ferretti (€ 520 Ms de CA et de lourdes dettes, env. € 685 Ms).
IMPACT LONG TERME : Les investisseurs de l'Empire du Milieu ont le souci de diversification, de placements rentables, de savoir-faire et de légitimité sur
les marchés mondiaux, ils cherchent à acheter des marques occidentales référentes dans le haut de gamme et le glamour qui leur manquent tant. Après Volvo, Robert Clergerie, Cerruti, Delvaux et
donc Ferretti, les chinois devraient poursuivre leur marché parmi les entreprises occidentales fatiguées par la crise ou simplement mal gérées, avec les limites évidentes : trouver des marques au
potentiel reconnu n'est pas aisé et il leur faudra faire face à la réaction des Européens comme le groupe PPR qui a mis récemment la main sur le tailleur italien Brioni, des groupes occidentaux
qui ont des réserves de cash et n'entendent pas se laisser distancer dans cette globalisation tapageuse.
Par Le captologue
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Vendredi 20 janvier 2012
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Lors du dernier Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas qui donne le pouls des innovations de l’électronique grand public, l’ultrabook (moins de
20 mm d’épaisseur et un poids d'à peine un kilo) a été la vedette de l’événement. Confrontés à une baisse mondiale des ventes de PC concurrencés par les tablettes tactiles et dans une moindre
mesure par les smartphones, les fabricants entendent stimuler un marché du l’ordinateur portable qui se cherche une nouvelle voie de croissance.
Avec les ultrabooks, et grâce à leurs performances, leur ergonomie et leur légèreté, les fabricants espèrent freiner l’élan commercial de l’iPad d’Apple qui ne
connaît pas encore de compétiteurs sérieux. Etonnamment, ces mêmes fabricants qui ont copié servilement ou au mieux suivi la marque à la pomme dans le domaine des smartphones, puis dans celui des
tablettes tactiles, dévoilent des concepts très proches du Macbook Air lancé par Apple… en 2008 !
Comme d’habitude, la firme de Cupertino crée un standard avec un produit adapté à des attentes de mobilité sans contraintes, une esthétique modernitaire. Pour se
démarquer, les fabricants tentent d’apporter des innovations comme l’écran tactile, les commandes par la voix ou la reconnaissance de mouvements de l’utilisateur. Innovations attractives ou
gadgets ? L’usage des utilisateurs le dira. Avec déjà 65 modèles disponibles proposés dans une fourchette haute de prix entre 800 et 1000 $, les marques high-tech devront convaincre les
consommateurs de l’utilité d’un tel produit, face aux tablettes, aux smartphones et face au Macbook Air…
Photo : © Macbook Air Apple, Aspire S5 Acer, Spectre HP, Serie 5 Samsung
Par Le captologue
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Mercredi 18 janvier 2012
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François Fillon a donc dit non au projet d’aménagement des berges de la Seine, au grand dam du maire socialiste. En effet, c’est l’Etat qui est
propriétaire des voies sur berges et le Premier ministre n’entend pas ignorer les manquements et les défauts de ce projet aberrant et inutile qui va limiter l’activité portuaire et surtout créer
des problèmes de circulation déjà monstrueux dans la capitale française embouteillée nuit et jour.
Il est enfin temps de mettre un frein à la Disneylisation de Paris sous la houlette d’un roitelet dans son décor de carton-pâte et dont la
mandature —qui n’en finit pas !— accouche de trop nombreux projets dispendieux et superfétatoires. La ville est encombrée de chantiers qui confinent au bordel permanent et est défigurée par
une mise en coupe des rues et des avenues réduisant la libre circulation des personnes et des biens : une politique dogmatique qui voudrait transformer les Parisiens en piétons oisifs ou en
pédaliers joyeux n’ayant rien d’autre à faire que de baguenauder le nez au vent dans un Luna Park collectiviste.
Si le maire socialiste a un temps renouvelé la dynamique parisienne, son totalitarisme et ses manipulations écolo-centrées fatiguent, ils
deviennent un enfer pour des citoyens embourbés dans des travaux à tous les coins de rues, travaux qui n’améliorent pas la ville au quotidien, mais gâchent la vie quotidienne.
Plus encore, l'édile n’a de cesse de confiner la capitale derrière le périphérique, une capitale cerclée de la nouvelle ceinture de fer d’un
train électrique contestable et au coût astronomique. Loin, très loin de la bouffée bénéfique du Grand Paris. Là encore, François Fillon a joué les acteurs de premier plan, il a signé hier un
accord-cadre pour aérer Paris et l’ouvrir à un horizon urbanistique autrement plus futuriste pour les habitants de l’Ile de France que l’ambiance de fête foraine du maire socialiste.
Seul bémol, les agences de notation ont placé Paris et l’Ile-de-France sous surveillance et une dégradation est attendue :
les collectivités vont avoir un mal certain à emprunter à des taux raisonnables pour engager des grands travaux estimés a des milliards d’euros, les Parisiens n'ont pas fini de passer à la
caisse…
Par Le captologue
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