Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 07:51

Des députés chrétiens-democrates allemands ont proposé de créer un « Steuer Baby », un impôt spécial, de l'ordre de 1% des revenus annuels, destiné à toute personne âgée de plus de 25 ans qui n'a pas de descendance.

Impact : Dans de nombreux pays, le vieillissement de la population et un taux faible de natalité préoccupent les gouvernements confrontés à un enjeu démographique majeur et des comptes publics de plus en plus difficiles à équilibrer. En Allemagne, le taux de fécondité est de 1,3 enfant par femme, ce qui ne permet pas de renouveler les générations ni de payer les retraites futures. En France, grâce à une politique familiale très généreuse mais très coûteuse pour la collectivité, le taux de fécondité est de 2 enfants en moyenne par femme, ce qui demeure juste suffisant pour assurer un renouvellement démographique, et n'assure pas non plus le coût explosif des retraites.

Ce « Steuer Baby » à créer une vive polémique chez nos voisins allemands, choqués de stigmatiser une catégorie de la population ; il a été rejeté par la chancelière Angela Merkel qui elle-même... n'a pas d'enfant ! Pour autant, il pose la question cruciale de notre civilisation : comment prendre en charge le coût des jeunes et des vieux pour vivre collectivement dans une société harmonieuse et durable pour l'avenir... ? Pour toute réponse, les hommes politiques réagissent de la même façon : créer des impôts et des taxes. 

Par Le captologue - Publié dans : Signaux faibles
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 07:42

Les bons concepts marketing s’appuient en général sur un marché qui existe, mais non exprimé et/ou sans avoir été « travaillé » en profondeur. Ils fonctionnent sur une idée simple, compréhensible, accessible par un nombre de clients potentiels extrêmement large.

C’est le cas des « box » qui proposent un contenu, un contenant et un usage, qui insistent sur l’idée d’une praticité ludique. Les opérateurs téléphoniques ont sorti leur « box » qui donne accès à la téléphonie mobile et filaire, à internet, à la télévision. Les producteurs de vins les plus téméraires ont promu le bib, bag-in-box, le vin en « boîte », un contenant idéal pour une consommation collective et festive. L’agroalimentaire a renouvelé le petit plat à emporter avec la « food in box ». Des entreprises ont animé le secteur du cadeau événementiel avec des coffrets thématiques. Et depuis peu, le secteur de la beauté est aussi tombé dans la boîte. Un secteur qui pèse $ 380 Mdrs de CA mondial et qui est fortement producteurs de nouveaux produits et de nouvelles marques. Les consommatrices (et les consommateurs dans une moindre mesure) attrapent le tournis face à des salves de lancements ininterrompus.

Dans le but d’aider leurs congénères à mieux appréhender ce marché épuisant, deux ex-étudiantes de la Harvard Business School, Katia Beauchamp et Hayley Barna, ont convaincu quelques marques de participer à leur concept « d’essayage beauté » avec une sélection de produits en miniature logées dans une boîte et adressées à des clientes potentielles. Ainsi est née la Birchbox qui, au-delà du simple échantillonnage, propose un abonnement aux beauty addicts : contre $10 par mois, elles reçoivent de nouveaux produits de soins, de maquillage, des parfums… Une vraie demande non exprimée, puisque les deux jeunes créatrices ont généré $ 12 Ms de CA avec 100.000 clientes abonnées en un peu plus d’un an d‘existence !

Un nouveau marché juteux qui attire les marques bien sûr acceptant sans trop rechigner d’entrer dans la boîte proposée par une flopée d’intervenants dans le monde entier, une grosse vingtaine à ce jour : GlamBox, My Little Box, Glamabox, Ritzbox, GlossyBox, JolieBox, Precious Box, Ma Boîte à Beauté… Sans parler d’investisseurs alléchés qui prévoient que le concept de la Beauty-Box pourrait dans cinq ans réaliser 5% du CA de l’industrie mondiale de la beauté pour qui la mise en boîte ne fait pas un pli…

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Photos : © BBox Bouygues Telecom, Bib, Pastabox Sodeb’O, Smartbox, Birchbox. 

Par Le captologue - Publié dans : Tendances
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 08:00

La France est connue pour être le pays du bien vivre plébiscité par les touristes du monde entier qui choisissent l’hexagone comme destination n°1 à découvrir, un endroit idéal pour passer du bon temps.

Le peuple français est réputé pour être le plus déprimé au monde, un peuple anxieux, défaitiste, n’ayant aucune confiance dans l’avenir, dépressif et déprimant ; conséquence, il est en tête dans la consommation d’anxiolytiques, antidépresseurs, hypnotiques et autres neuroleptiques… Les Français consomment en effet deux fois plus de tranquillisants que les Espagnols, cinq fois plus que les Italiens ou les Allemands, huit fois plus que les Anglais… On voit par là qu’il est difficile de comprendre combien le bien vivre puisse conduire à un tel mal être.

Dans le domaine des neurosciences, des chercheurs de l’université Duke en Caroline du Nord ont fait une découverte intéressante pour transformer cette mélancolie en bonheur : ils ont constaté qu’en faisant inhaler de l’ocytocine à des macaques, ceux-ci devenaient plus affectueux. Hormone peptidique secrétée par l’hypophyse postérieure, l’ocytocine « inhibe les barrières sociales » et pourrait être synthétisée pour un usage thérapeutique. Les chercheurs vont mener des essais sur l’homme dans le but de créer « une hormone du bonheur social ». Un médicament qui serait présenté sous forme d’un nébulisateur ou d’un aérosol de poche : il suffirait d’une ou deux inhalations pour tomber en affection avec tout le monde, regarder le ciel gris virer au bleu, la vie devenir rose… Ainsi, la calinothérapie chimique serait la voie d’avenir pour transformer le peuple français en peuple le plus gentil du monde.

Retour au peace and love ? On peut rêver… 

Par Le captologue - Publié dans : Tendances
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 05:42

Dans le vaste bazar électoral, les candidats font œuvre de promesses et de bassesses pour attirer les votes, entonnent des mélopées éculées avec des paroles où « la belle France » est la vedette d’un spectacle d’une haute désuétude. Il est à prévoir beaucoup de votes protestataires, de votes blancs et d’abstentions face à une telle absence de vision, sinon celle dominante du repli.

Dans ce tapage médiatique, émergent aussi les voix et les clameurs des esprits bien-pensants qui ont tous des solutions dans leur besace sans fond de lobbyiste éclairé. Les tables des libraires sont encombrées de livres, souvent bâclés, censés alimenter le débat d’idées. Si tant est qu’il y ait débat et idées. Un déballage assuré par des grands yakas qui ont tous des solutions : on s’étonne pourquoi et comment nous sommes encore dans une telle panade devant ce parterre d’intelligences…

Les élus sans surface médiatique en profitent aussi et y vont de leur rengaine. A l’image d’Hervé Gaymard, ministre brillant (paraît-il) mais éphémère sous un gouvernement Raffarin, qui vient de publier chez Plon sa « vision de grand yaka ». Derrière un titre pompeux et pompier, « Délivrez-nous de la France » (damned !), cet élu fonctionnaire dévoile une idée phare, une seule sur 137 pages : la création d’un Conseil national de la reconstruction (sic !), un machin crypto-républicain de plus censé faire avancer une société qui recule. Soit, mais on ne comprend pas pourquoi parler de reconstruction : sommes-nous en guerre ? La France a-t-elle été dévastée par un ennemie invisible ? Ce pays est-il détruit ?...

Monsieur Gaymard, ne serait-il pas plus pertinent de faire appel aux nombreuses ressources existantes pour déconstruire une société figée dans sa peur de regarder l’avenir, plutôt que de se gargariser dans un « Conseil national de la reconstruction » qui va pondre des rapports pour les tiroirs des ministères…

Messieurs et mesdames les politiciens de la politique, grands yakas — et dinosaures !— des allées du pouvoir, agissez mieux, écrivez moins…  

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 08:21

Le-Captologue-Apple-ver.jpgPeut-on atteindre les étoiles sans craindre de retomber sur terre comme une comète qui se décroche du ciel ? En 2007, Apple cotait 100 milliards de dollars au NYSE, aujourd’hui, la firme à la pomme affiche une capitalisation boursière de 425 milliards de dollars ! Grâce à des places dominantes dans les technologies de la mobilité avec des produits cultes (iPod, Iphone, iPad, McBook Air), son CA explose et sa réserve de cash atteind les 100 milliards de dollars, de quoi voir venir des lendemains qui déchantent.

Oui mais jusqu’à quand ?

La disparition de Steve Jobs ne va pas éteindre la luminosité de cette belle étoile technologique, ce qui pourrait la ternir, c’est son attitude arrogante.

Le Président Barack Obama, en pleine chasse à la réindustrialisation de son pays (comme d’autres politiciens désarmés…), s’est ému que l’entreprise ne fasse guère profiter de sa richesse à l’économie américaine, l’ensemble des produits étant fabriqués en Asie. Une fabrication « hors sol » chez des sous-traitants dont le comportement est dénoncé régulièrement par des consommateurs-citoyens qui acceptent mal les conditions de travail des salariés sous payés et mal traités pour des produits vendus chers, très chers. A cela s’ajoute une fronde régulière des éditeurs de contenus du monde entier agacés de reverser trop d’argent pour vendre sur l’iStore, irrités de ne pas avoir la main sur leurs clients. Et enfin récemment, une révolte des revendeurs historiques de la firme qui, après avoir longtemps investi dans le succès et soutenu le développement de la marque à la pomme, se retrouvent à jouer les figurants face aux ouvertures des Apple Stores qui aspirent les clients. D’autant que la firme de Cupertino ne fait aucun effort pour aider ces distributeurs à exister, en limitant l’approvisionnement des produits, en les laissant s’étioler.

Toutes ces attaques commencent à entacher l’image de marque d’une entreprise qui dispose d’un bataillon de fans (dont moi-même) et une réserve de clients encore illimitée…

Oui mais jusqu’à quand ?

Les dirigeants d’Apple ne peuvent continuer à appliquer l’obsédante stratégie de Steve Jobs cultivant le mépris dans un monde où l’empathie invite à l’échange et à l’ouverture. Il serait dommage que par son entêtement, la pomme se laisse croquer par des concurrents autrement plus ouverts et surtout plus opportunistes.  

Par Le captologue - Publié dans : Idées
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JumellesPour écrire les nouvelles histoires du monde, il faut aller à l'intuition, laisser filer la pensée, il faut aussi savoir capter les mouvements d'une humanité agitée, éclatée. Rien de telle qu'une immersion permanente dans un bouillon de cultures. Culture économique, culture sociale, culture politique, culture artistique, culture marchande... : le regard doit être partout pour attraper d'un coup d'oeil le fugace, l'indicible.
Le captologue est un voyeur du moment présent qui ne ferme les yeux que pour imaginer de quoi demain sera fait.
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